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n°10 de janvier 2011
Février 2010 - e-lettre n°9
Edito
Une association Loi de 1901 est une société de personnes et de droit privé dont l'objet social ne doit ni être commercial, ni être lucratif. Par société de personnes, on entend que l'appartenance à une association est volontaire, fondée sur l’intuitu personae, et qu'il ne saurait ni être obligatoire, ni résulter d'un état de fait. Par activité non lucrative, on entend que le prix doit correspondre à un défraiement des dépenses nécessaires à ses activités.
Depuis 1986, notre association a pour but de promouvoir, dans l'intérêt de ses membres, l'utilisation, le développement et l'évolution des outils, techniques, moyens et méthodes d'automatisation. Nous nous efforçons de couvrir l'ensemble des domaines du contrôle industriel (voir le chapitre que nous avons publié sur le contrôle industriel dans wikipédia). Depuis 2 ans sous demandons à nos membres de choisir les thématiques de nos journées d'informations et de débats pour l'année suivante. Plus de 90 membres ont répondus à notre dernière enquête.
Aujourd'hui, les moyens de communication via Internet permettent à chacun de partager et d'accroître ses connaissances et son savoir. Malheureusement Internet c'est aussi le pire, car des malveillants "masqués" sachant utiliser les failles d'Internet ont perturbé pendant tout le mois de décembre notre messagerie et notre site Web www.clubautomation.org
En matière de visites techniques, nous espérons organiser cette année 1 à 2 rencontres dans le domaine des infrastructures.
Le monde associatif grâce à sa convivialité est une traduction de la vie en société permettant aux hommes ayant les mêmes centres d'intérêt de progresser ensemble.
Et comme il est de tradition de terminer un éditorial par une citation (auteur anonyme) :
« Je préfère vivre en optimiste et me tromper, que vivre en pessimiste et avoir toujours raison. »
« Etre membre du club, c’est bien. Participer, c’est mieux. Ce club est avant tout le vôtre. Le nôtre ! »
Michel Favier, président
Nouveau… et intéressant !
La métrologie est souvent considérée par les entreprises
comme un poste coûteux et improductif. Dans l’industrie consiste à maîtriser
les processus de mesure tout au long de la chaîne d’approvisionnement et de
production afin d’optimiser la qualité des produits ou des services. Elle concerne
des domaines aussi divers que l’alimentation, l’énergie, l’environnement, la
santé, la sécurité, les télécommunications ou les travaux publics. Selon plusieurs
enquêtes réalisées auprès des PMI par les DRIRE, notamment en région Aquitaine
et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, la métrologie au sein des entreprises est souvent
perçue uniquement comme une activité de contrôle de la conformité du produit
(à noter : au 1er janvier 2010, les DRIRE seront remplacées par les DIRECCTE).
Pourtant, elle représente un réel facteur de compétitivité : une métrologie
bien utilisée permet en effet de diminuer les quantités de matière requises
et de réduire les gaspillages. Au-delà des économies directes réalisées, elle
peut conduire à des réorganisations du processus de production améliorant la
productivité. Elle est également un facteur de confiance, nécessaire aux transactions.
À l’inverse, le risque d’une métrologie mal maîtrisée est d’effectuer des mesures avec une trop grande précision, peu adaptée aux besoins réels, ce qui engendre des phénomènes de sur-qualité, dont les conséquences peuvent être financièrement élevées. Une meilleure analyse des besoins du client et une connaissance approfondie des processus de fabrication et de mesure doivent permettre de réduire les coûts cachés (rebuts de production, coûts de sur-qualité) qui nuisent à la productivité des entreprises. De même, un système pertinent de gestion de leur parc d’instruments de mesure doit être mis en place afin de réduire le budget alloué aux étalonnages, tout en garantissant leur fiabilité, génère des économies.
Un accompagnement sur mesure. En 2009, la DGCIS a lancé des opérations auprès des PMI visant à leur permettre de mettre en place une fonction métrologique adaptée à leurs besoins. 2010 verra la continuation de cette action à travers les « audits de la fonction métrologique en entreprise », montés avec le concours des DIRECCTE. Concrètement, un expert viendra auditer l’entreprise et lui proposera un programme d’amélioration. Les entreprises intéressées par ces actions collectives sont invitées à contacter la DIRECCTE de leur région.
En 2010, la DGCIS soutien également des actions de sensibilisation,
à savoir des journées d’information organisées par les fédérations professionnelles
ou les pôles de compétitivité. Le Laboratoire national de métrologie et d’essais
(LNE) effectue de telles opérations dans le cadre de la mission de service public
que lui a confié l’État.
Le Collège français de métrologie (CFM) a créé des clubs visant à favoriser le
partage de savoir-faire entre PME (sur les mesures en 3D par exemple) et à
transférer les connaissances des laboratoires. Leurs coordonnées sont
disponibles sur le sitewww.cfmetrologie.com.
Contact DGCIS : emilie.foti@finances.gouv.fr
Le Club Automation vient d'y créer son "groupe". Pourquoi ? Simplement parce qu’un tel portail apporte une visibilité accrue parmi les professionnels et permet aux membres du groupe de mener des discussions restreintes.
Vous avez dû recevoir de la part du club AUTOMATION, des invitations à vous inscrire sur LinkedIn et à rejoindre ce groupe. Nous vous encourageons vivement à le faire. Si vous n’avez pas reçu cette invitation, ou si vous avez perdu le message en question, il est cependant aisé de se connecter à ce groupe après vous être inscrit (gratuitement et sans effets secondaires de type “spam”). Mode d’emploi :
- Connectez-vous sur LinkedIn (www.linkedin.com) ;
- Dans la partie supérieure de l’affichage, sélectionnez "Search Groups" (au lieu de “Search People") ;
-Tapez : Club Automation ;
- Il ne vous reste plus qu’à suivre les indications…
Nous vous invitons alors à faire un saut sur les pages en ligne. Merci aux internautes “bénévoles” qui viendront enrichir la nouvelle rubrique “contrôle industriel”.
Pour voir les pages sur wikipédia : tapez dans un moteur de recherche “wiki club automation”.
- Régulation Industrielle
Cet ouvrage présente de façon cohérente et structurée les outils de modélisation et d'analyse, ainsi que les méthodes et les architectures de commande nécessaires pour aborder les systèmes de régulation (par Emmanuel Godoy et all. / ouvrage collectif).
Ed. Dunod/Usine Nouvelle, 544 pages, 2007 (http://www.dunod.com).
- Instrumentation industrielle
Cet ouvrage propose une approche pratique et concrète pour choisir, commander, installer et entretenir les matériels d'instrumentation en les adaptant au processus et aux environnements climatique et industriel. Spécification et installation des capteurs et des vannes de régulation (par Michel Grout et Patrick Salaün).
Ed. Dunod/Usine Nouvelle, 560 pages, 2009, 2e édition (http://www.dunod.com)
- Sécurisation des architectures informatiques
Ce livre est basé sur l’expérience de personnes qui sont
pleinement impliquées dans la réalisation (conception, vérification et
validation), la mise en sécurité (analyse de sécurité : AMDEC, APR, ..) et
l’évaluation de système critique. L’implication des industriels permet de
présenter des exemples concrets et réels (A380, ARIANE, METEOR) de fournir des
informations utiles inédites (photos, schéma d’architecture, exemple réel…). Le
contexte réglementaire est important, c’est pourquoi il est identifié et les
contraintes imposées sont présentées. (Sous la direction de Jean-Louis
Boulanger)
Ed. Lavoisier (http://www.lavoisier.fr) -
416 pages - Juin 2009
- Systèmes de transport intelligents
Ce livre est le premier ouvrage a traiter des
"Systèmes de Transport Intelligents" (ITS). Cet ouvrage présente dans
une première partie, une synthèse très utile de ce qu’on appelle aujourd’hui les
Systèmes de Transport Intelligents en examinant les aspects techniques,
économiques et sociétaux. La seconde partie présente les principaux travaux
conduits par le Centre de Robotique de Mines-ParisTech sur les dernières
années, en partenariat avec les entreprises, les pouvoirs publics et l’Europe. (par
Claude Laurgeau)
Ed Transvalor - les presses (http://www.ensmp.fr/Presses)
Paroles aux adhérents
Dans le secteur du process continu, les industriels ont des besoins spécifiques. « Il s’agit notamment de la surveillance accrue des machines tournantes et procédés, explique Tuan Dang, ingénieur chercheur chez EDF, pour détecter au plutôt les écarts par rapport à un régime nominal. Ce qui permet de maintenir les performances et d’anticiper la maintenance si besoin pour améliorer le taux de disponibilité. » Mais il s’agit aussi d’assurer une surveillance accrue de l’environnement autour des installations, notamment pour des raisons réglementaires. Par exemple, il s’agit de prévoir les impacts éventuels sur l’environnement.
Les technologies sans fil donnent par ailleurs la possibilité de conduire des essais et des vérifications de matériels en période de maintenance avec l’instrumentation mobile et flexible sans câblage lourd.
Rappelons que le tirage de câbles supplémentaires coûte cher… et que les systèmes existants ne permettent pas toujours de rajouter l’instrumentation supplémentaire nécessaire. Si les capteurs de plus en plus intelligents, embarquant le traitement et certains diagnostics, conduisent à moins de problèmes d’interface, ils génèrent en revanche plus de problèmes de transmission d’information de synthèse.
« Mais il existe un dilemme
des utilisateurs dans le monde du sans fil. Beaucoup de technologies, mais
toutes incompatibles entre elles ! Et pour chaque besoin, il existe une
solution plus ou moins adaptée. » Notons que le spectre RF est une
ressource limitée et précieuse en environnement industriel. Du spectre
dépendent la compatibilité électromagnétique, les interférences, les conditions
de propagation RF souvent difficiles…
Il nous faut donc savoir et comprendre quelle technologie nous permet d’être
pleinement efficace avec le spectre radio disponible.
Dans l’industrie, et pour les centrales de production d’électricité, les problèmes et challenges autour des technologies sans fil peuvent se résumer en ces quelques points :
- Compatibilité électromagnétique (CEM) avec les équipements de contrôle commande existants, surtout avec une technologie d’étalement de spectre qui envoi de l’énergie sur toute la largeur de la bande de fréquences.
- Garantir une efficacité spatio-temporelle de l’utilisation du spectre RF dans la durée.
- Pouvoir déployer de grands réseaux de capteurs sans fil (passage à l’échelle) avec la qualité de service suffisante.
- Environnement contraignant et mobilité des nœuds/capteurs, support de la mobilité des capteurs sans perte de connectivité ;
- Sûreté et cybersécurité ;
- Temps contraint, “Duty cycle“ et consommation énergétique (méthode d’accès déterministe au médium comme une condition nécessaire pour satisfaire les applications/messages à temps contraint) ;
- Auto configuration et flexibilité des topologies pour faciliter le déploiement et l’exploitation, surtout lorsqu’il s’agit de plusieurs centaines de capteurs.
- Aide au déploiement et gestion des réseaux ad hoc de capteurs.
- Intégration des réseaux ad hoc et hétérogènes dans les applications de supervision et contrôle.
(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Le capteur a-t-il réellement évolué depuis 5 ans ? » du 11 juin 2009)
- Améliorer le standard ZigBee en développant une spécification complémentaire.
- Promouvoir un standard ouvert, sûr et validé pour les environnements industriels fortement contraints.
- Développer un prototype industriel capable de s’interfacer avec la majorité des capteurs du marché.
-
Développer
une architecture fonctionnelle adaptée aux applications de supervision, car la
technologie SCADA existante est inadaptée !
Le projet OCARI a pour but de rester sur un protocole ouvert.
Parmi les applications envisagées :
- La maintenance d’un navire (jusqu’à 400 paramètres par compartiment et jusqu’à 4 points de mesure par mètre carré ; analyse de vibration ; mesure de pression, température et débit ; analyse de composition de l’huile…).
- L’intégration dans un environnement contraint (température de turbine à gaz, compatibilité électromagnétique sur des radars, équipements de guerre électronique, discrétion électromagnétique et canalisation métallique contenant des fluides).
- Supervision de la radioprotection en temps réel avec plusieurs dizaines de capteurs (mobiles et fixes) répartis dans un diamètre de 40 m ;
- Surveillance de l’environnement.
- Auscultation des ouvrages hydrauliques.
(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Le capteur a-t-il réellement évolué depuis 5 ans ? » du 11 juin 2009)
Les évolutions normatives arrivent dans l’industrie et permettent la collaboration entre automatismes et systèmes robotisés. Parmi les conditions de cette collaboration : recueillir des informations de capteurs implantés dans les cellules de façon à informer le système robotisé sur son environnement.
Qu’est ce que permettent et obligent les normes actuelles en terme d’intégration d’un système robotisé associé à des capteurs ? Qu’est ce que cela va impliquer en terme d’intégration ?
« Les nouvelles normes ou en
tous cas les dernières évolutions des normes permettent à des “Electronic
Position Switch“ ou “EPS“ de remplacer les cames mécaniques de sécurité, précise Laurent Fluxa,
responsable produits robotique chez ABB. Ainsi, le “SafeMove“ inclus la
fonction EPS et les nouvelles fonctions autorisées par la norme ISO 10218. Les
évolutions normatives permettent également de recourir à une architecture
commune : le calculateur de sécurité est monté en parallèle de l’architecture
de la baie. »
Objectif : remplacer les capteurs électromécaniques classiques, surtout
sur les axes terminaux ou ils sont difficiles à intégrer, et pouvoir intégrer
une information de sécurité issue de capteurs externes en garantissant que le
robot garde une conduite sûre pour l’opérateur. Une carte électronique de
sécurité informe donc le système externe qui pourra gérer, en double canal, son
automatisme. Les capteurs électromécaniques présents en environnement
industriel difficile peuvent subir des dégradations et surtout perdre de leur
fiabilité. Les remplacer par une logique électronique permet de rendre
l’ensemble beaucoup plus sûr.
« Il est donc possible de définir des zones angulaires qui vont pouvoir donner une information de sécurité à un système automatisé pour sécuriser une zone ou l’opérateur pourra agir en cohabitation avec le système. L’idée est de pouvoir combiner matériels et logiciels de sécurité pour fournir des informations de sécurité qui intégreront pour chaque axe, les zones autorisées / non autorisées. »
Conséquence : les temps d’intégration des robots sont considérablement réduits. Plus de câblages. Par exemple, pour un axe, le temps d’intégration passe de 2 heures d’installation d’une came mécanique d’axe 1 à environ 30 minutes pour configurer 3 zones de sécurité avec EPS.
L’intérêt est aussi dans les possibilités d’évolution en modifiant très facilement des zones de sécurité ou en préparant des configurations à l’avance.
Autre niveau d’intérêt : le “SafeMove“. Il s’agit là de garantir des zones volumiques dans lesquelles le robot va évoluer sans dépasser une certaine vitesse ou sortir de la zone… Conséquence directe : la suppression des parois grillagées ou tout du moins d’une partie d’entre elles disposées autour des cellules robotisées. Le “SafeMove“ c’est aussi la possibilité d’associer un opérateur au robot pour un travail de proximité grâce à des barrières immatérielles, des radars, tapis au sol, caméras… « De plus, lorsque l’opérateur entre dans la zone dangereuse, le robot doit être stoppé, mais sans pertes d’information. C’est-à-dire que lorsque l’opérateur ressortira de la zone, le robot devra reprendre sa marche immédiatement. »
(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Le capteur a-t-il réellement évolué depuis 5 ans ? » du 11 juin 2009)
Comment répondre à l’évolution des exigences par l’ingénierie des modèles ? Comment des industries qui sont “avancées“ dans ces domaines peuvent apporter des solutions à d’autres secteurs moins en pointe ?
« On perçoit un fort accroissement de la complexité des systèmes informatisé, remarque Bertrand Ricque, chef de programme Sagem Défense Sécurité. Complexité fonctionnelle liée au fait de rentrer de plus en plus de fonctions sophistiquées et aussi liée à la structure intrinsèque des systèmes de plus en plus souvent maillés entre eux. Par ailleurs, les lignes de produits logiciels sont conçues pour évoluer dans le temps. Les logiciels sont plus simplement des produits qui se “succèdent“. On recherche aussi à minimiser les coûts de développement. Jusque la rien de nouveau, sauf que l’on se trouve face des phénomènes de seuils. » Minimiser le temps de mise sur le marché peut aussi amener à des effets de seuils, quoi peuvent éventuellement être compensés par l’utilisation d’outils ou de méthodes qui convient de s’approprier. On ne peut pas faire plus compliqué, plus vite et moins chère, sans l’apport de quelque chose de nouveau… Apparaissent aussi des problèmes de sûreté de fonctionnement au sens de la sécurité et de la fiabilité. Apparaît de plus en plus souvent une intimité entre génie logiciel et ingénierie système. C’est là le sens de l’histoire. Rien d’étonnant alors dans le fait de voir arriver normes et référentiels qui convergent, voire fusionnent. A titre d’exemple, ce n’est pas l’industrie qui est à l’origine du cycle en “V“, mais bien le génie logiciel.
Nous avons aussi besoin d’une plus grande prédiction des comportements. C’est-à-dire que l’on créé des systèmes dont on ne peut plus laisser de part de hasard en matière de comportement. Car apparaissent des exigences juridiques. De même, doivent être constitués des dossiers de justification, en apportant notamment des notions de preuve au sens de l’ISO 9000 (éléments tangibles et indiscutables). Il faut aussi compter avec la prise en compte des aspects humains aussi bien techniques que sociétaux. Face à toutes ces évolutions, la notion d’ingénierie par les modèles peut apporter des réponses pertinentes.
Mais qu’est qu’un modèle ? C’est la recherche d’une maîtrise de la complexité, afin de produit ou de valider du logiciel en phase de test. Mais il ne faut pas confondre modélisation de “logiciel“ et modélisation de “système“. La modélisation est l'utilisation efficace d'une représentation simplifiée d'un aspect de la réalité pour un objectif donné, c’est-à-dire en réponse à des besoins particuliers. C’est une expression d'une solution à un niveau d'abstraction plus élevé que le code. La modélisation assure la séparation des différents besoins fonctionnels et non fonctionnels. Ces aspects non fonctionnels prennent d’ailleurs une place de plus en plus importante dans les projets. Il s’agit de sécurité, fiabilité, efficacité, performance, ponctualité, flexibilité.
(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Nouvelles technologies, nouveaux concepts, nouveaux services » du 26 novembre 2009)
Les différents secteurs industriels ont des réponses assez variées en fonction des exigences. « Dans le secteur de l’avionique, la notion de système existe depuis plus de 30 ans avec, dès le départ, une approche effectuée du haut vers le bas, explique Bertrand Ricque, chef de programme Sagem Défense Sécurité. Cette approche, certes plus récente, est également mise en œuvre dans le ferroviaire, avec une réflexion sur les aspects embarqués / débarqués pour déboucher sur la notion de système. Dans l’automobile, secteur plutôt dominé par les “mécaniciens“, la prise en compte est cependant récente. Concernant le secteur de l’industrie manufacturière, l’approche a été historiquement réalisée du bas vers le haut. Aujourd’hui, personne ne sait vraiment prédire le comportement agrégé d’une usine manufacturière vue comme un système global. Elle n’est pas conçue comme cela. Pour les procédés continus, il y a une approche assez globale, mais beaucoup plus empirique. » Souvent, la culture de base et la connaissance du comportement de l’usine permet aux opérateurs de comprendre les phénomènes. Mais un tel rapport au process à ses limites lorsque les exigences évoluent en terme de performance, de flexibilité ou de qualité… C’est le cas de l’industrie pharmaceutique qui ne doit plus maîtriser uniquement la sûreté du produit, mais aussi la sûreté du procédé de fabrication et du contrôle commande.
Interviennent aussi diverses cultures selon les acteurs de l’industrie. Les automaticiens sont à l’origine soit des électriciens (automatismes), soit des instrumentistes (régulations). Les informaticiens sont quant à eux “temps réel“ ou “systèmes d’infrastructure“, c’est-à-dire en prise sur des mondes culturels différents. Enfin, l’industrie reste fidèle au cycle en cascade (en “V“), relativement figé. Difficile pour elle d’entrer dans une démarche (utilisée en tertiaire) plutôt incrémental ou évolutive, ouverte sur les évolutions.
« Les modes de contractualisation ont également un fort impact sur la façon donc les projets sont abordés. Lorsque l’on contractualise par fonction du système, on peut facilement faire de l’ingénierie par les modèles. En revanche, lorsque l’on contractualise par métiers, tels que tuyauterie, contrôle commande, instrumentation, électricité BT… Cela devient beaucoup plus complexe car un acteur doit être responsable du modèle global. » Il n’est pas possible de déléguer des portions de modèle du fait de phénomènes transverses ! L’agrégation et la validation ne peuvent avoir lieu qu’à la fin. Par ailleurs, l’itération sur l’ingénierie reste délicate. Globalement, ce n’est pas parce que l’on contractualise par métier, qu’il n’est pas possible de procéder à une ingénierie par modèle. Mais il faut au préalable prendre en considération les limites et les contraintes de la méthode dans ce contexte.
(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Nouvelles technologies, nouveaux concepts, nouveaux services » du 26 novembre 2009)
Objectif : le maintien en condition opérationnelle des installations automatisées par API… sur plusieurs dizaines d’années.
Première étape, dresser un bilan des “composants“ sensibles :
- Il faut savoir ce que renferment les armoires en matière de matériels de contrôle commande et de communication : API, variateur, boîtier électronique spécifique…
- même démarche à
l’échelle des outils et langages de programmation tel qu’atelier logiciel,
logiciel de paramétrage, support d’archivage, protection, numéros de version…
- quelles sont les contraintes d’environnement du process et les possibilités
d’intervention ?
- au niveau des applicatifs : quel nombre, maîtrise, archivage, dernière
modification, compatibilité…
- le bilan concerne aussi le personnel impliqué : nombre, age, niveau de
connaissance, niveau d’intervention.
Deuxième étape, évaluer les risques en estimant :
- la durée de vie
théorique et ancienneté (par exemple celle d’une alimentation neuve stockée
depuis X années dont les condensateurs n’auront plus le même
comportement) ;
- les compétences applicatives de niveau diagnostic (sur une échelle de 1 à
10) ;
- les compétences applicatives au niveau modification et nouvelle fonction
(échelle de 1 à 10) ;
- la pérennité des fournisseurs (grands ou petits) ;
- la compétence des sociétés de réparations (existence de dossier, connaissance du fonctionnement des cartes, préventif, …)
- la compatibilité avec l'environnement, ses lois et ses normes ;
- la fiabilité et la durée de vie après réparation.
Troisième étape, hiérarchiser les risques :
- classer les risques (urgence, coût, délais de réalisation…) ;
- définir des priorités ;
- identifier le "maillon faible" technicien / acheteur / fournisseur ;
- bien gérer le relationnel avec les fournisseurs pour connaître les dates d'arrêt de commercialisation, de production, de fourniture des prestations et compétence existante.
« La réparation des cartes électroniques et les Hot line ne répondent que partiellement à la problématique de pérennisation car les hommes changent, les logiciels deviennent obsolescents, et les applicatifs doivent finalement savoir s’adapter », ajoute Jacques Austruy de chez Calfat.
(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Réussir un projet industriel » du 24 septembre 2009)
Pour les concepteurs, l’objectif de sécurité concernant les circuits de commande est fixé par la Directive Machines : 98/37CE (la future ancienne) et 2006/42/CE (à compter de fin décembre 2009), qui se caractérise par un champ d’application très vaste et des exigences essentielles de sécurité. « Ces exigences fixent des objectifs d’ordre très général, en particulier pour les circuits de commande, mais n’abordant pas le détail des solutions techniques permettant de les satisfaire », souligne Jean-Pierre Buchweiller de l’INRS.
Pour réaliser leurs circuits de commande, les concepteurs disposent des composants du marché. Or, l’offre de composants d’automatisme se multiplie et se complexifie. Les composants disponibles deviennent de plus en plus puissants, performants, polyvalents et complexes à mettre en oeuvre. La problématique à résoudre par les concepteurs n’est donc pas en voie de simplification !
Sans référentiel technique adapté, le résultat de la mise en oeuvre de tels composants pour satisfaire les exigences de la Directive Machines nous semble aléatoire. Donc, à notre sens, disposer de normes comme l’IEC/EN 62061 ou l’ISO/EN 13849-1 est une opportunité pour les concepteurs.
« En revanche, nous reconnaissons que l’utilisation de ces textes est difficile, mais reste toutefois incontournable malgré leur complexité, leurs lacunes, leurs
Imprécisions. »
Quelle valeur ajoutée par rapport à EN 954-1 ? Des problèmes plus complexes sont à présent abordables. L’EN 954-1 se voulait déterministe et bien adaptée aux problèmes simples et pour des modes de défaillance correctement appréhendés.
Les nouvelles normes proposent une démarche globale de conception incluant des méthodes simplifiées et prenant aussi en compte la fiabilité des composants, dans la perspective de satisfaire un objectif de sécurité qu’elles permettent de spécifier.
Ces nouvelles normes ont été écrites pour corriger les lacunes de EN 954-1. Elles prennent en compte l'aspect fiabilité. L’approche déterministe est-elle encore compatible avec la mise en oeuvre de plus de composants, plus complexes, et faisant souvent appel à l’électronique programmée. LE tout dans des applications toujours plus complexes.
Ceci reste-t-il sans incidence sur le fonctionnement en sécurité des machines ? « A notre sens, non ! Mais le prix à payer sera la prise en main et la pratique de nouveaux outils, de nouvelles méthodes de travail », lance Jean-Pierre Buchweiller de l’INRS.
(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « La fonction sécurité dans les installations automatisées » du 2 avril 2009)
« Malgré contexte difficile
dans l’automobile, la sécurité reste un invariant et une préoccupation majeure
pour les hommes qui travaillent et ceux qui interviennent, parce qu’une sécurité
bien conçue et bien gérée contribue à la performance des installations »,
lance Laurent Mauguy, responsable des activités transversales automatismes chez
PSA. Le constructeur automobile déroule depuis longtemps une méthodologie rigoureuse
pour maîtriser la sécurité des biens d’équipement en appliquant des normes et
standards de sécurité sur le câblage, sur les portillons, sur les règles de
programmation… Nous réalisation notamment des analyses de risques en commun
avec les intégrateurs, des contrôles d’installations avec les organismes agréés,
des tests des fonctions… Au-delà de l’évolution de normes générales, la préoccupation
majeure reste l’intégration et la mise en oeuvre concrète des composants ainsi
que leur gestion en vie série. La sécurité devient un sujet de plus en plus
complexe, notamment avec l’arrivée des fonctions programmées.
Quel intérêt pour les automates de sécurité et les
fonctions sécurités des commandes numériques ? Il s’agit d’améliorer les
performances du système de sécurité grâce à des concepts techniques fiables
et sécurisants en tant que tels, une limitation des erreurs (de câblage ou de
programmation), une limitation de l’accès au programme (par mot de passe) et
une diminution du risque de shunter une fonction de sécurité en cas de problème.
Autre intérêt des automates de sécurité et des fonctions de sécurité des commandes numériques : la simplification de la mise en oeuvre de la sécurité en Projet. D’où plusieurs conséquences :
- Réduction de la taille des armoires électriques.
- Moins de câblage à réaliser (réseaux de sécurité).
- Simplification du programme de sécurité.
- Modules standard.
- Diminution des équations d’autocontrôles ;
- Gain de temps lors de la mise en route.
C’est aussi une facilité de modification de la sécurité en exploitation :
- des modifications plus rapides à mettre en œuvre, sous contrôle, faisant l'objet d'une traçabilité et selon moins d'interventions de câblage.
Quel retour d’expérience des fonctions sécurités des commandes numériques ?
L’arrivée des Commandes Numériques Safety en 2003, sur les machines “catalogues“ on fait apparaître un manque de rigueur des fournisseurs et de maîtrise de cette technologie de la part des organismes de contrôle. Nous avons notamment relevé des incohérences entre les paramètres CN et les Checksum ; une programmation non standard des fonctions Safety ; la nécessité de définir les points incontournables en terme de sécurité, avec l’aide du fabricant des CN et des organismes de contrôle. D’où un procès verbal de réception à créer. Apparaissait aussi la nécessité de limiter l’utilisation de certaines fonctions (accès zone par exemple) et le manque d’outils (dimensionnement, réception, diagnostique…)
« Ce retour d’expérience CN Safety nous a incité à la prudence avec les automates de sécurité ! »
Justement, ou en êtes-vous concernant les automates de sécurité ?
« Sur les sites pilotes, nous avons mis en œuvre un îlot de formation en 2002, puis un îlot robotisé et un circuit de manutention en 2004. Actuellement, nous disposons d’une solution de référence pour les métiers du ferrage et de l’emboutissage avec près d’une centaine d’automates en fonctionnement. Trois lignes de presses d’emboutissage ont été mises en service en 2006 et 2007 et trois projets de ferrage en 2007 et 2008. En 2009 plusieurs projets étaient en cours. »
Et concernant votre retour d’expérience sur les automates de sécurité ?
« Les automates de sécurité, améliorent la sécurité
des équipements de travail : les matériels sont plus fiables, les
programme sécurité sont indépendants du process et facilement identifiable avec
un accès limité par mot de passe et une traçabilité. C’est aussi une
simplification du programme de sécurité avec l’utilisation de blocs “Sécurité“
validés et la suppression des équations “contrôle discordance“.
En revanche, coté fournisseurs de biens
d’équipements, nous remarquons une non-maîtrise de cette nouvelle technologie,
une mauvaise connaissance de la réglementation et des normes européennes (EN
61508, EN 62 061). Les dossiers de sécurité sont incomplets par absence des
validations de phases étude et réalisation : de l’architecture matérielle, du
programme de sécurité et des différents tests ! »
Entendu...
Glanez ici plusieurs infos, idées ou points de vue à la minute ! Top chrono…
Trois protocoles sans fils à la loupe chez EDF
« Au niveau des standards sans fil pour capteurs, nous
considérons notamment trois protocoles basés sur la norme 802.15.4. Tout d’abord
ZigBee, ZigBee Pro et ZigBee “Smart Energy“, sur le spectre RF 868 MHz, 915
MHz et 2,4 GHz selon la zone géographique dans le monde. ZigBee “Smart Energy“
intègre actuellement beaucoup de développement dans le cadre du comptage intelligent.
Plutôt destinés à des capteurs fixes en milieu industriel, les deux autres protocoles
sont Wireless Hart et ISA100.11a.
Mais dans ces trois standards il n’y a aucun mécanisme qui permet d’optimiser
la consommation énergétique des nœuds.
Se présentent aussi quelques problèmes et challenges autour de ces trois standards. Par exemple, la bande ISM de 2,4 GHz est très occupée et sensible aux interférences relativement chroniques, selon le syndrome de la “Tour de Babel”. » : Tuan Dang, ingénieur chercheur chez EDF.
(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Le capteur a-t-il réellement évolué depuis 5 ans ? » du 11 juin 2009)
« Les normes de sécurité ont évoluées et vont nous permettre de concevoir de nouveaux types de cellules de production robotisées. Aujourd’hui, les produits robots sont prêts. Leur mise en oeuvre devient très flexible et offre un grand potentiel d’évolution. La mise en oeuvre de ces nouvelles possibilités nécessite cependant une formation complémentaire, à la fois pour les intégrateurs et pour les exploitants.
En production, l’enjeu est très important. Il se place en terme d’adaptabilité, de productivité, de sécurité et de meilleures conditions de travail. Ces nouvelles technologies permettent de combiner le meilleur de la dextérité humaine et de la productivité du robot » : Laurent Fluxa, responsable produits robotique chez ABB.
(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Le capteur a-t-il réellement évolué depuis 5 ans ? » du 11 juin 2009)
« A la fin d’une démarche, on cherche à valider son système ou sous-système. Pour le valider, il est nécessaire de monter un dossier de validation. Pour cela, des logiciels d’analyse causale conçus pour supporter les dossiers de validation, commence à être disponibles sur le marché. Il existe aussi des ateliers de spécification. Par abus de langage sur le formalisme des langages de programmation, les ateliers logiciels de codage des fabricants de composants d’automatisme sont souvent dévoyés et présentés aussi comme des ateliers de spécification fonctionnelle. Ce n’est pas parce qu’un automate ou un SNCC peut se coder en blocs fonctions que faire de l’analyse fonctionnelle est une bonne idée. C’est même tout l’inverse. Il existe cependant de plus en plus d’ateliers destinés à de la spécification pure. Ces outils de modélisation commencent à arriver dans des progiciels adaptés aux automaticiens.
Des outils d’essais statistiques permettent aujourd’hui de valider certaines propriétés (limitées) des applications. Ils ne permettent pas encore d’avoir des preuves d’absences, mais commencent à s’en rapprocher. Ce qui représente déjà un grand progrès par rapport aux habitudes actuelles ! L’analyse de code reste le parent pauvre sur les langages IEC 61131, malgré quelques ateliers logiciels capables de procéder à cette fonction. Les outils de preuve sont disponibles mais pas encore vraiment utilisés par les automaticiens. Question de culture… » : Bertrand Ricque, chef de programme Sagem Défense Sécurité.
(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Nouvelles technologies, nouveaux concepts, nouveaux services » du 26 novembre 2009)
Du côté des labos…
Un Groupement d’Intérêt Scientifique pour l’électronique des systèmes en île de France a récemment vu le jour. Baptisé eSys, ce GIS regroupe 4 écoles d’ingénieurs, 2 universités de la région parisienne et le CNRS. Cette initiative marque une étape dans la consolidation des structures de recherche en France.
eSys fédère des équipes d'enseignement et de recherche de l'ISEP, de Supélec, de TELECOM ParisTech, d’ESIEE Engineering, des Universités de Paris-Sud (Paris XI) et de l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), avec le soutien du CNRS. Il rassemble une centaine d’enseignants chercheurs et de doctorants qui travaillent sur l’électronique analogique, l’électronique mixte et les microsystèmes. Cette recherche répond aux préoccupations d’un environnement industriel en électronique très riche et permettra à l’avenir de réfléchir à de nouvelles formes d’enseignements en électronique.
Ce groupement entre équipes universitaires complémentaires de la région parisienne leur offre une coordination renforcée par la mise en commun de moyens complémentaires. La taille critique du GIS et la coopération entre équipes permettent de répondre à des appels d’offres d’envergure européenne donnant ainsi à la recherche en électronique des systèmes parisienne une meilleure visibilité internationale. Le GIS réserve une place de première importance au renforcement des partenariats avec les entreprises. Le GIS envisage également la création d’un club d’industriels pour soutenir ses actions en matière de recherche et d’enseignement.
Parmi les axes sur lesquels les membres du GIS ont souhaité fédérer leurs compétences :
- Réception RF agile : amplificateurs large bande, échantillonnage, reconstruction numérique et démodulation.
- Energie et consommation : gestion dynamique de la consommation, récupération d’énergie, conception CI basse consommation.
- Modélisation hétérogène : simulation, environnement sévère, intégrité de signaux, réduction d’ordre de modèle.
- Robustesse : architecture robuste, test, maintien en condition opérationnel, fiabilité.
- Capteurs intégrés : architecture de systèmes de mesure intégrés, conditionnement et interface, MEMS/NEMS.
janvier 2011 - e-lettre n°10
Editorial
Pour
les médias, la
“société numérique“ est apparue, il y a 15 ans. Surprenant ! Etant
donné que l’invention des microprocesseurs remonte à plus de 30 ans (Apple II
d’Apple en 77 et PC DOS d’IBM en 81) !
Cette “nouvelle
société“ avec l’arrivée de la technologie
de l’information et de la communication (Internet en 83, premier hacker “le
mentor“ en 86), va mettre à mal et même faire disparaître de nombreux métiers.
Historiquement,
nous n’avons jamais vu une invention s’imposer aussi rapidement (fin 1980 moins
de 1 million d’internautes, en 1995 plus de 16 millions et en 2010 environ 1,8
milliards) et ce chiffre n’inclut pas les “objets intelligents“ qui doubleront
le nombre de connexion. Cette croissance fulgurante obligera rapidement de passer
l’adresse IPv4 (32 bits autorise 4,2 milliards d’adresses) à IPv6 (128 bits
soit plus de 3 avec 38 zéros d’adresses).
Courant
année 60, nous
étions bien au début du numérique pour l’industrie, le clavier et l’écran noir
et blanc remplaçant le multimètre, l’oscilloscope et le tournevis. Cette avancée
technologique a rendu possible les modifications en cours de projet, car l’immatériel
est très facilement modifiable. Cette mutation rapide pour l’industrie (en moins
de 15 ans) bouleversa totalement la conception des automatismes (coûts et délais).
Une question
fondamentale va se poser. Pourra-t-on demain déplacer des acteurs de ce marché ?
Qui seront
comme mon petit-fils totalement immergé dans ce monde immatériel organisé autour
de
Nous avons
depuis plusieurs années installés pour nos membres, sur notre serveur WEB, les
MP3 des débats de nos journées d’informations. Faudra t’il demain, mettre les
vidéos de nos journées ?
Certes,
aujourd’hui le numérique facilite le travail individuel de recherche, pour lequel
les techniques virtuelles s’acquittent bien de leurs tâches.
Mais rien
ne remplace, la communication entre êtres humains rendant efficace nos rencontres
entre automaticiens, informaticiens “temps
réel“, responsables de production et d’ingénierie industrielle.
Notre club
est avant tout, un lieu de rencontres lors de nos journées d’informations et
de débats, nos visites techniques, permettant l’échange d’informations et d’expériences.
Nos membres
participants ne s’y trompent pas. Voilà pourquoi le club AUTOMATION poursuit
sa mission.
Michel Favier, président
Paroles aux adhérents
« On observe aujourd’hui de plus en plus de cas d'obsolescence,
en particulier pour les industries à longue durée de vie, telles que l'aéronautique,
le transport, l'armement et l'énergie, souligne Patrick Salaün,
EDF. Cette obsolescence, véritable menace pour l’entreprise,
touche non seulement les produits mais également les compétences. Elle fait
partie du modèle économique de l'industrie. Ainsi, compte tenu des évolutions
de plus en plus rapide de la technologie et du contexte industriel et réglementaire,
il faut se préparer à une augmentation des cas d’obsolescence d’équipements
dans le futur et à des difficultés grandissantes pour assurer leur pérennité,
les systèmes étant devenus très complexes. »
L’approche
de la pérennité ne pose pas les mêmes problématiques selon les “couches“ technologiques
traversées dans le temps. Par exemple, la technologie de base de composants
discrets et analogiques (relais pour les automatismes logiques dans les 30 centrales
nucléaires du palier 900 MW) mise en œuvre dans les années 60 / 70, fait l’objet
d’une obsolescence matérielle bien gérée « Nous trouvons toujours des relais et des circuits
qui se réparent facilement, souligne Patrick Salaün. En revanche,
le maintien des compétences est plus difficile. »
Dans les
années 80 / 90, la généralisation des microprocesseurs introduit des produits
informatiques pour les automatismes et la conduite (API, SNCC, superviseurs…)
et des aides à l’opérateur, sans oublier l’émergence de standards. Les logiciels
évoluent alors à un rythme lent, l’industrie est encore moteur de ces développements.
Des développements pour beaucoup sur-mesure dans le cadre de systèmes devenant
un peu plus complexes.
Les années
90 s’illustrent quant à elles par le déploiement des réseaux, de la technologie
Internet et la suprématie de Windows. Apparaissent des regroupements de plus
en plus nombreux entre fournisseurs. De plus en plus de composants et de logiciels
dits “grand public“ font leur entrée dans le monde industriel… qui devient suiveur
d’un marché plus important et demandeur d’évolution. C’est aussi l’événement
de systèmes encore plus complexes !
données (IEC 61850, …), sur les langages (IEC 61131).
Il faut essayer de voir dans quelles mesures les standards peuvent aider à la
conception d’un système “orienté pérennité“.
Lors de l’analyse des offres et la contractualisation, il est important
d’évaluer la pérennité des fournisseurs consultés, de définir des exigences
de portabilité, de choisir en fonction d’un coût global de possession et non
du coût d’achat, ou encore de contractualiser le MCO.
Pendant le développement du système, il faut s’assurer de la prise
en compte de la pérennité par le concepteur. Par exemple, l’Open Source est-il
une réponse ? Il faut aussi veiller à la mise en place de méthodologie de préparation
du MCO, et à limiter les risques de perte du savoir-faire (conserver une maîtrise
suffisante du savoir-faire technique). Il importe aussi de constituer un fond
documentaire et de préparer la transition entre le développement et le MCO.
Durant la phase d’exploitation, la pérennité dépend de la surveillance
de l’obsolescence des composants et des équipements, tout comme de la constitution
d’un stock. Enfin, il est bon de s’assurer du maintien des compétences et des
outils, chez le fournisseur.
En matière
de contrôle, les contrôleurs d’automatisme sont de plus en plus multidisciplinaires.
Cela explique le fait que la pérennité soit aujourd’hui bien plus dans la partie
fonctionnelle que dans la partie matérielle.
Le périmètre
du comité s’étend du capteur à l’actionneur, en passant par l’automatisme. « Notre
but est d’échanger autour des stratégies pérennités respectivement mises en
oeuvre afin d’éclairer les choix de chacun. »
Il s’agit plus précisément et dans la mesure du possible de partager des ressources
pour traiter des problèmes communs, et pourquoi pas de co-rédiger
des spécifications, de réaliser des surveillances croisées afin de limiter les
problèmes d’obsolescence, … Mais aussi de surveiller le paysage des directives
européennes.
Une quasi-machine
nécessite, de façon relativement similaire à une machine, l’établissement d’une
documentation précise. Parmi les documents obligatoires pour une quasi-machine
:
- le dossier
technique (annexe VII) : il définit le type de machine / plan, il comprend la
documentation de l’évaluation des risques et consigne les résultats d’essais ;
- la notice
d’assemblage (annexe VI) : elle décrit les conditions à remplir pour l’incorporation
adéquate à la machine finale sans compromettre la sécurité ;
- la déclaration
d’incorporation (annexe II) : elle constitue la déclaration de satisfaction
à l’ensemble des dispositions de la directive et de non mise en service avant
que la machine finale soit conforme à la directive.
Notons que la notice d’assemblage et la déclaration d’incorporation accompagnent
la quasi-machine jusqu’à l’incorporation dans la machine finale et font partie
du dossier technique de cette machine.
Enfin, une
quasi-machine ne comporte pas de marquage CE. « C’est au fabricant de
la machine complète de réaliser ce marquage en s’engageant sur l’ensemble de
sa machine. »
Les boues
biologiques ou physico-chimiques constituent un sous-produit que le SIAAP s’efforce
de valoriser au travers d’unités de déshydratations ou d’incinération. Il est
également question de générer des biogaz (du méthane pour 60 %) à partir de
la “digestion“ des boues. Au sud de Paris, le site de Valenton traite de 0,6
à 1,5 millions de m3/jour. Il est doté d’une unité de séchage thermique par
pyrolyse. « On se trouve aujourd’hui face à des usines relativement
complexes, explique Olivier Bouly, du SIAAP. Ces
usines présentent d’importantes contraintes de sûreté de fonctionnement, pour
répondre aux besoins de sécurité et de disponibilité pour garantir la qualité
des rejets. Le fait de produire du gaz, à hauteur de 2 000 à 3 000 Nm3/h,
nécessite des étapes de séchage, de compression et de stockage. C’est là
un métier très différent de notre mission initiale. »
Il s’agissait d’une GTC propriétaire
avec un protocole BAP sur Profibus FMS sans interface
de communication possible, le tout sous un superviseur propriétaire. « Nous
avons donc souhaité ouvrir cette GTC, car changer un point ou un programme horaire
d’une zone nécessitait de faire appel à un automaticien pour développer un protocole
distinct… Souligne Giorgio Lipari, responsable GTC. Bref, trop de difficulté
pour gérer des zones ! Nous avons alors réalisé un développement ad oc,
sur OPC, capable de communiquer vers les couches basses, dans le cadre d’une
GTC d’intégrateur, à la fois centralisée, et autonome en cas de coupure de réseau. »
L’installation comporte 250 automates
dotés de bibliothèques de fonction HVAC et de 350 régulateurs numériques. « Aujourd’hui
nous assurons avec le système de GTB une gestion de l’éclairage relativement
facile d’utilisation pour les opérateurs en charge de l’exploitation. Cela a
permis à
Un back-bone
doublé assure une liaison entre les différents sites distants. « Il
y a là une réelle évolution, car nous sommes passé d’un réseau propriétaire
dédié uniquement à
Pour l’application GTC, intervient
une couche OPC qui relie l’ensemble des sites et des systèmes, avec des natures
d’équipements et d’automates différentes (Bacnet,
Profibus, Lon…). Hormis le système
de sécurité incendie (SSI), l’ensemble des systèmes communiquent entre eux en
interaction avec
(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de
débats « L’automatisation des installations tertiaires » du 18 mars
2010)
En 1990,
« Face à ces évolutions, dans
le bâtiment, apparaît de plus en plus le métier d’ingénieur système ou d’intégrateur
système. Ces professionnels sont aujourd’hui capables de sélectionner des matériels
de différents offreurs pour donner naissance à un véritable système. »
Dans les milieux de gestion technique
du bâtiment appliqués au tertiaire, il y a eu ces 10 dernières années un large
processus de standardisation des protocoles. Aujourd’hui, dans le secteur du
bâtiment, 3 protocoles sont principalement mis en œuvre : Lonworks (influence nord-américaine, principalement autour
de problématiques de régulation et HVAC), KNX (influence allemande, plutôt initié
par le secteur de l’électricité) et Bacnet (influence
nord-américaine, métaprotocole d’un niveau supérieur
aux protocoles de terrain, autour des problématiques HVAC).
« Actuellement, un poste de
gestion technique dans le bâtiment est souvent sous utilisé, voire non-utilisé,
et même non-spécifié en phase de projet ! Il est capital de penser à l’usage
du bâtiment. Car un poste de conduite permet d’accroître le niveau de confort,
réduire les coûts d’exploitation, rendre plus souple l’installation en matière
de reconfiguration… C’est un formidable outil ! »
Aujourd’hui, la connaissance des
grands protocoles standards de
(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de
débats « L’automatisation des installations tertiaires » du 18 mars
2010)
Cette définition
est certes réductrice, mais il est important au sein de l’entreprise de capitaliser
sur la propriété intellectuelle, afin de mieux la partager. Au-delà de la modélisation
du processus et des moyens mis en œuvre, il est également important de valider
et de transférer le fruit des simulations vers le monde réel. Globalement, l’objectif
et de concevoir “bien“ du premier coup. C’est là un des grands enjeux visés
et reste un challenge pour bon nombre d’entreprises. Pour aboutir à cela, il
est nécessaire d’établir une passerelle entre les concepteurs du produit et
ceux qui vont le fabriquer.
« Au
lieu de pouvoir valider la “fabricabilité“ d’un produit dans un monde réel,
avec l’aide de prototypes par exemple, on cherche à utiliser les outils d’UN
et de simulation afin de valider dans un monde virtuel l’ensemble des problématiques
de fabrication très en amont. Car une modification apportée à un produit coûte
cher. En revanche, il est encore relativement facile de procéder à cette modification
au stade du virtuel. On intervient donc principalement sur le coût de revient,
sur le temps de démarrage de la production et notamment sur le temps de montée
en charge. »
L’UN est
un facteur d’innovation, dans le sens d’une facilité à faire des actions différentes
et mieux. « Dans le monde industriel, il y a beaucoup d’innovation à
apporter, à la fois en matière de capitalisation du savoir-faire, mais également
dans le partage de ce savoir-faire. Quant à la notion de collaboration, il est
important de pouvoir démarrer la phase d’industrialisation beaucoup plus tôt
dans le cycle de développement du produit et ne pas attendre que le bureau d’étude
est totalement terminé sa mission pour commencer.
Pour cela, il convient de mettre en place une véritable plate-forme collaborative
entre des personnes de métiers et de départements différents. Aujourd’hui, ce
point constitue le principal obstacle ! Une importante conduite du changement
reste à mener. Par exemple, au niveau du bureau des méthodes ou simplement de
la production, il existe certes une grande expérience, mais les acteurs son
peu enclins à utiliser de nouvelles technologies. Reste à surmonter certaines
barrières psychologiques… »
Etre plus
efficace, passe par l’anticipation et donc par la planification. La plupart
des entreprises, ont des difficultés à anticiper. Des études très précises montrent
que prendre le temps de planifier les actions, permet de gagner en efficacité !
En Allemagne ou au Japon, des acteurs de très haut niveau en charge du planning.
« Ce n’est pas vraiment le cas en France. » Mieux planifier
permet aussi d’aboutir à des produits de meilleure qualité. L’incidence est
donc triple : coût, temps, qualité.
En fonction
du nombre de produit et du type de variantes, l’UN permet de planifier la charge
et d’effectuer un pré équilibrage les postes de travail afin que la ligne
soit la plus productive possible. Par ailleurs, la puissance des représentations
3D permet d’échanger des informations sans pour autant être un spécialiste de
bureau d’études ou des méthodes.
ntendu…
Glanez ici plusieurs infos, idées
ou points de vue à la minute ! Top chrono…
Tout d’abord
2 approches :
> Par
la norme CEI 62402 : « Un produit est dit “obsolète“ lorsqu’il
n’est plus disponible, quel qu’en soit le motif ».
> Par
la norme Afnor NF X60-012 : « Un produit est dit “obsolète“ lorsqu’il
n’est plus utilisé, ou qu’il est désuet. »
Et ensuite
2 points de vue :
> Celui du fournisseur : « C’est le résultat d’un changement
dans l’usage d’un produit, suite à une évolution de la technologie, de la réglementation,
du comportement des utilisateurs…. La production est interrompue et le produit
disparaît : obsolescence subie. »
Ou bien : « L’obsolescence est programmée par le fournisseur
lui-même pour promouvoir
des produits nouveaux, accroître les parts de marché et les
ventes... »
> Celui
de l’utilisateur : « Le risque ne tient pas au caractère désuet du produit,
s’il remplit sa mission, mais plutôt à sa conséquence qui est son absence sur
le marché ou l’impossibilité de le maintenir. »
(Extrait de l’introduction à la journée d’information et de débats
« Comment garantir la pérennité d’une installation automatisée » du
10 juin 2010)
Obsolescence : adieu filières industrielles !
EDF n’est pas aujourd’hui d’une taille suffisamment
importante pour pérenniser une filière technologique et s’assurer ainsi la pérennité
de composants. Aux Etats-Unis, il y a bien eu une tentative de le faire à l’échelle
de quelques entreprises mais sans pour autant y arriver. C’est pour dire… Il
faut bien comprends et accepter le fait que les filières technologiques soient
aujourd’hui menées par les marchés grand public. A un tel point que dans quelques
années, les industriels n’auront plus vraiment de technologies qui leur seront
propres !
(Extrait de l’introduction à la journée d’information et de débats
« Comment garantir la pérennité d’une installation automatisée » du
10 juin 2010)
Yves Coze, vice-président sales Delmia
(Dassault Systèmes) : « Force est de constater aujourd’hui que
notre tissu industriel européen est en train de se délocaliser. Dan ce contexte,
conserver des emplois industriels en France, c’est aussi continuer à assurer
le futur de celles et ceux qui s’orientent vers des carrières d’ingénieurs.
Tel est le challenge actuel ! Nous avons pourtant la possibilité de réduire
considérablement les coûts, au travers des outils de l’usine numérique, en phase
avec une conduite du changement !
Ainsi,
Bombardier a pu réduire les espaces occupés sur site de production de 30 %.
Dassault Aviation a pu réduire sur certains programmes, ses coûts d’outillage
de plus de 50 % ! Airbus a réduit ses temps d’assemblage de plus de 40
%. En ce qui concerne la simulation de planification des temps de maintenance
dans le secteur du nucléaire, on s’aperçoit que réduire d’une journée l’arrêt
d’une tranche permet de gagner plus d’1 M$ ! Dans le secteur automobile,
Daimler a quant à lui gagner 40 % du temps de planification d’un nouveau véhicule…
Les gains pour l’entreprise sont énormes ! De quoi nous permettre en Europe
de l’ouest, de rivaliser avec nos concurrents asiatiques. Pourtant…et malgré
un coût de main-d’œuvre très bas, ce sont les industriels chinois et indiens
qui investissent le plus dans les outils de l’usine numérique ! »
(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de
débats « L’usine numérique : le mariage entre réel et virtuel »
du 25 novembre 2010)
La thématique "Surveillance, sûreté et sécurité des
grands systèmes" est aujourd'hui fortement présente à tous niveaux, en
particulier européen et national. Elle est relative à toutes grandes installations,
infrastructures ou organisation, qu'elles soient publiques ou privées. Il apparaît
cependant que les structures de recherche publiques ou privées abordent actuellement
cette thématique sous des angles différents et de façon dispersée. Cette dispersion
s'explique entre autres par la nature fortement multidisciplinaire du domaine.
Le rassemblement de ces structures et des industriels concernés est à coup sûr
la meilleure réponse que l'on puisse envisager afin que
L'objectif général du groupement d’intérêt scientifique (GIS)
3SGS est de renforcer et de développer une communauté multidisciplinaire dans
le domaine de la surveillance, de la sûreté et de la sécurité des grands systèmes,
afin de lui donner une visibilité aussi bien nationale qu'internationale. Pour
ce faire, le GIS 3SGS fédérera des développements scientifiques multidisciplinaires
en une approche méthodologique pouvant s'appliquer à des domaines différents
(énergie, transports, réseaux, systèmes de systèmes…).
Parmi les projets :
l COSMOS I et II : Conception et Observation de Systèmes
à MOdes multiples de fonctionnement Sûrs ;
l DEPRADEM 1 et 2 : Modélisasion
de
l FD2S : Fusion de Données pour
l SOMAIR : Contribution de l’interface “Système Homme/Machine“
pour une analyse intégrée des risques.
Nouveau… et intéressant !
LinkedIn compte parmi les plus grands réseaux de relations professionnelles. Il est souvent cité comme le “Facebook” des professionnels et se présente à l'image de Xing à l’échelle européenne et de Viadeo, plutôt franco-français.
Le Club Automation vient d'y créer son "groupe". Pourquoi ? Simplement parce qu’un tel portail apporte une visibilité accrue parmi les professionnels et permet aux membres du groupe de mener des discussions restreintes.
Vous avez dû recevoir de la part du club AUTOMATION, des invitations à vous inscrire sur LinkedIn et à rejoindre ce groupe. Nous vous encourageons vivement à le faire. Si vous n’avez pas reçu cette invitation, ou si vous avez perdu le message en question, il est cependant aisé de se connecter à ce groupe après vous être inscrit (gratuitement et sans effets secondaires de type “spam”). Mode d’emploi :
- Connectez-vous sur LinkedIn (www.linkedin.com) ;
- Dans la partie supérieure de l’affichage, sélectionnez "Search Groups" (au lieu de “Search People") ;
-Tapez : Club Automation ;
- Il ne vous reste plus qu’à suivre les indications…
Toujours dans la mouvance, le club AUTOMATION a récemment émis une proposition de page web sur le contrôle industriel dans Wikipédia. L’encyclopédie du net explique bien des domaines technologiques et scientifiques et donne des éclairages sur des organismes et des entreprises de tous secteurs. Alors pourquoi pas sur le club AUTOMATION qui demeure évidemment sans buts lucratifs ?
Nous vous invitons alors à faire un saut sur les pages en ligne. Merci aux internautes “bénévoles” qui viendront enrichir la nouvelle rubrique “contrôle industriel”.
Pour voir les pages sur wikipédia : tapez dans un moteur de recherche “wiki club automation”.
- Régulation Industrielle
Cet ouvrage présente de façon cohérente et structurée les outils de modélisation et d'analyse, ainsi que les méthodes et les architectures de commande nécessaires pour aborder les systèmes de régulation (par Emmanuel Godoy et all. / ouvrage collectif).
Ed. Dunod/Usine Nouvelle, 544 pages, 2007 (http://www.dunod.com).
- Instrumentation industrielle
Cet ouvrage propose une approche pratique et concrète pour choisir, commander, installer et entretenir les matériels d'instrumentation en les adaptant au processus et aux environnements climatique et industriel. Spécification et installation des capteurs et des vannes de régulation (par Michel Grout et Patrick Salaün).
Ed. Dunod/Usine Nouvelle, 560 pages, 2009, 2e édition (http://www.dunod.com)
- Sécurisation des architectures informatiques
Ce livre est basé sur l’expérience
de personnes qui sont pleinement impliquées dans la réalisation (conception,
vérification et validation), la mise en sécurité (analyse de sécurité : AMDEC,
APR, ..) et l’évaluation de système critique. L’implication des industriels
permet de présenter des exemples concrets et réels (A380, ARIANE, METEOR) de
fournir des informations utiles inédites (photos, schéma d’architecture, exemple
réel…). Le contexte réglementaire est important, c’est pourquoi il est identifié
et les contraintes imposées sont présentées. (Sous la direction de Jean-Louis
Boulanger)
Ed. Lavoisier (http://www.lavoisier.fr)
- 416 pages - Juin 2009
- Systèmes de transport intelligents
Ce livre est le premier ouvrage a traiter des "Systèmes de Transport Intelligents"
(ITS). Cet ouvrage présente dans une première partie, une synthèse très utile
de ce qu’on appelle aujourd’hui les Systèmes de Transport Intelligents en examinant
les aspects techniques, économiques et sociétaux. La seconde partie présente
les principaux travaux conduits par le Centre de Robotique de Mines-ParisTech sur les dernières années, en partenariat avec les
entreprises, les pouvoirs publics et l’Europe. (par
Claude Laurgeau)
Ed Transvalor - les presses (http://www.ensmp.fr/Presses)