les e-lettres de 2010 et 2011

 Voir la e-lettre n°10 de janvier 2011

 Février 2010 - e-lettre n°9

Edito

 

OPTIMISME ou PESSIMISME !                                                                 

Une association Loi de 1901 est une société de personnes et de droit privé dont l'objet social ne doit ni être commercial, ni être lucratif. Par société de personnes, on entend que l'appartenance à une association est volontaire, fondée sur l’intuitu personae, et qu'il ne saurait ni être obligatoire, ni résulter d'un état de fait. Par activité non lucrative, on entend que le prix doit correspondre à un défraiement des dépenses nécessaires à ses activités.

Depuis 1986, notre association a pour but de promouvoir, dans l'intérêt de ses membres, l'utilisation, le développement et l'évolution des outils, techniques, moyens et méthodes d'automatisation. Nous nous efforçons de couvrir l'ensemble des domaines du contrôle industriel (voir le chapitre que nous avons publié sur le contrôle industriel dans wikipédia). Depuis 2 ans sous demandons à nos membres de choisir les thématiques de nos journées d'informations et de débats pour l'année suivante. Plus de 90 membres ont répondus à notre dernière enquête.

 Aujourd'hui, les moyens de communication via Internet permettent à chacun de partager et d'accroître ses connaissances et son savoir. Malheureusement Internet c'est aussi le pire, car des malveillants "masqués" sachant utiliser les failles d'Internet ont perturbé pendant tout le mois de décembre notre messagerie et notre site Web www.clubautomation.org

En matière de visites techniques, nous espérons organiser cette année 1 à 2 rencontres dans le domaine des infrastructures.

Le monde associatif grâce à sa convivialité est une traduction de la vie en société permettant aux hommes ayant les mêmes centres d'intérêt de progresser ensemble.

Et comme il est de tradition de terminer un éditorial par une citation (auteur anonyme) :

« Je préfère vivre en optimiste et me tromper, que vivre en pessimiste et avoir toujours raison. »

« Etre membre du club, c’est bien. Participer, c’est mieux. Ce club est avant tout le vôtre. Le nôtre ! »

Michel Favier,  président

 

Nouveau… et intéressant !

 

METROLOGIE INDUSTRIELLE

Plan d’action 2010 pour les PMI

En 2010, la DGCIS (Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services lance un plan d’actions pour aider les PMI françaises à faire de la métrologie industrielle un outil de compétitivité.

 La métrologie est souvent considérée par les entreprises comme un poste coûteux et improductif. Dans l’industrie consiste à maîtriser les processus de mesure tout au long de la chaîne d’approvisionnement et de production afin d’optimiser la qualité des produits ou des services. Elle concerne des domaines aussi divers que l’alimentation, l’énergie, l’environnement, la santé, la sécurité, les télécommunications ou les travaux publics. Selon plusieurs enquêtes réalisées auprès des PMI par les DRIRE, notamment en région Aquitaine et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, la métrologie au sein des entreprises est souvent perçue uniquement comme une activité de contrôle de la conformité du produit (à noter : au 1er janvier 2010, les DRIRE seront remplacées par les DIRECCTE). 
Pourtant, elle représente un réel facteur de compétitivité : une métrologie bien utilisée permet en effet de diminuer les quantités de matière requises et de réduire les gaspillages. Au-delà des économies directes réalisées, elle peut conduire à des réorganisations du processus de production améliorant la productivité. Elle est également un facteur de confiance, nécessaire aux transactions.

 À l’inverse, le risque d’une métrologie mal maîtrisée est d’effectuer des mesures avec une trop grande précision, peu adaptée aux besoins réels, ce qui engendre des phénomènes de sur-qualité, dont les conséquences peuvent être financièrement élevées. Une meilleure analyse des besoins du client et une connaissance approfondie des processus de fabrication et de mesure doivent permettre de réduire les coûts cachés (rebuts de production, coûts de sur-qualité) qui nuisent à la productivité des entreprises. De même, un système pertinent de gestion de leur parc d’instruments de mesure doit être mis en place afin de réduire le budget alloué aux étalonnages, tout en garantissant leur fiabilité, génère des économies.

Un accompagnement sur mesure. En 2009, la DGCIS a lancé des opérations auprès des PMI visant à leur permettre de mettre en place une fonction métrologique adaptée à leurs besoins. 2010 verra la continuation de cette action à travers les « audits de la fonction métrologique en entreprise », montés avec le concours des DIRECCTE. Concrètement, un expert viendra auditer l’entreprise et lui proposera un programme d’amélioration. Les entreprises intéressées par ces actions collectives sont invitées à contacter la DIRECCTE de leur région.

En 2010, la DGCIS soutien également des actions de sensibilisation, à savoir des journées d’information organisées par les fédérations professionnelles ou les pôles de compétitivité. Le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE) effectue de telles opérations dans le cadre de la mission de service public que lui a confié l’État. 
Le Collège français de métrologie (CFM) a créé des clubs visant à favoriser le partage de savoir-faire entre PME (sur les mesures en 3D par exemple) et à transférer les connaissances des laboratoires. Leurs coordonnées sont disponibles sur le sitewww.cfmetrologie.com.
Contact DGCIS : emilie.foti@finances.gouv.fr

  

RESEAUX RELATIONNELS

Le club AUTOMATION a crée un groupe sur LinkedIn

Pour prolonger les débats sur le net, connectez-vous sur le réseau de relations professionnelles LindekIn.

 LinkedIn compte parmi les plus grands réseaux de relations professionnelles. Il est souvent cité comme le “Facebook” des professionnels et se présente à l'image de Xing à l’échelle européenne et de Viadeo, plutôt franco-français.

Le Club Automation vient d'y créer son "groupe". Pourquoi ? Simplement parce qu’un tel portail apporte une visibilité accrue parmi les professionnels et permet aux membres du groupe de mener des discussions restreintes.

Vous avez dû recevoir de la part du club AUTOMATION, des invitations à vous inscrire sur LinkedIn et à rejoindre ce groupe. Nous vous encourageons vivement à le faire. Si vous n’avez pas reçu cette invitation, ou si vous avez perdu le message en question, il est cependant aisé de se connecter à ce groupe après vous être inscrit (gratuitement et sans effets secondaires de type “spam”). Mode d’emploi :

- Connectez-vous sur LinkedIn (www.linkedin.com) ;

- Dans la partie supérieure de l’affichage, sélectionnez "Search Groups" (au lieu de “Search People") ;

-Tapez : Club Automation ;

- Il ne vous reste plus qu’à suivre les indications…

  

PEDAGOGIE SUR LE WEB

L’encyclopédie du net s’ouvre au contrôle industriel

Le club AUTOMATION sur Wikipédia ou une action pédagogique sans caractère commercial…

Toujours dans la mouvance, le club AUTOMATION a récemment émis une proposition de page web sur le contrôle industriel dans Wikipédia. L’encyclopédie du net explique bien des domaines technologiques et scientifiques et donne des éclairages sur des organismes et des entreprises de tous secteurs. Alors pourquoi pas sur le club AUTOMATION qui demeure évidemment sans buts lucratifs ?

Nous vous invitons alors à faire un saut sur les pages en ligne. Merci aux internautes “bénévoles” qui viendront enrichir la nouvelle rubrique “contrôle industriel”.

Pour voir les pages sur wikipédia : tapez dans un moteur de recherche “wiki club automation”.

  

A LIRE LE SOIR AU COIN DU PROCESS

Voici quatre ouvrages concernant le contrôle industriel (les auteurs étant membres du club AUTOMATION)

- Régulation Industrielle, Instrumentation industrielle, Sécurisation des architectures informatiques et  Systèmes de transport intelligents.

 - Régulation Industrielle

Cet ouvrage présente de façon cohérente et structurée les outils de modélisation et d'analyse, ainsi que les méthodes et les architectures de commande nécessaires pour aborder les systèmes de régulation (par Emmanuel Godoy et all. / ouvrage collectif).

Ed. Dunod/Usine Nouvelle, 544 pages, 2007 (http://www.dunod.com).

- Instrumentation industrielle

Cet ouvrage propose une approche pratique et concrète pour choisir, commander, installer et entretenir les matériels d'instrumentation en les adaptant au processus et aux environnements climatique et industriel. Spécification et installation des capteurs et des vannes de régulation (par Michel Grout et Patrick Salaün).

Ed. Dunod/Usine Nouvelle, 560 pages, 2009, 2e édition (http://www.dunod.com)

 - Sécurisation des architectures informatiques

Ce livre est basé sur l’expérience de personnes qui sont pleinement impliquées dans la réalisation (conception, vérification et validation), la mise en sécurité (analyse de sécurité : AMDEC, APR, ..) et l’évaluation de système critique. L’implication des industriels permet de présenter des exemples concrets et réels (A380, ARIANE, METEOR) de fournir des informations utiles inédites (photos, schéma d’architecture, exemple réel…). Le contexte réglementaire est important, c’est pourquoi il est identifié et les contraintes imposées sont présentées. (Sous la direction de Jean-Louis Boulanger)
Ed. Lavoisier (http://www.lavoisier.fr) - 416 pages - Juin 2009

- Systèmes de transport intelligents

Ce livre est le premier ouvrage a traiter des "Systèmes de Transport Intelligents" (ITS). Cet ouvrage présente dans une première partie, une synthèse très utile de ce qu’on appelle aujourd’hui les Systèmes de Transport Intelligents en examinant les aspects techniques, économiques et sociétaux. La seconde partie présente les principaux travaux conduits par le Centre de Robotique de Mines-ParisTech sur les dernières années, en partenariat avec les entreprises, les pouvoirs publics et l’Europe.  (par Claude Laurgeau)
Ed Transvalor - les presses (http://www.ensmp.fr/Presses)

 

Paroles aux adhérents

 

CAPTEURS SANS FILS

Cerner des technologies matures pour l’industrie

EDF, notamment pour les besoins de ses centrales de production d’électricité, recherche des technologies de capteurs sans fils fiables, pérennes et avec un taux de disponibilité maximum

Dans le secteur du process continu, les industriels ont des besoins spécifiques. « Il s’agit notamment de la surveillance accrue des machines tournantes et procédés, explique Tuan Dang, ingénieur chercheur chez EDF, pour détecter au plutôt les écarts par rapport à un régime nominal. Ce qui permet de maintenir les performances et d’anticiper la maintenance si besoin pour améliorer le taux de disponibilité. » Mais il s’agit aussi d’assurer une surveillance accrue de l’environnement autour des installations, notamment pour des raisons réglementaires. Par exemple, il s’agit de prévoir les impacts éventuels sur l’environnement.

Les technologies sans fil donnent par ailleurs la possibilité de conduire des essais et des vérifications de matériels en période de maintenance avec l’instrumentation mobile et flexible sans câblage lourd.

Rappelons que le tirage de câbles supplémentaires coûte cher… et que les systèmes existants ne permettent pas toujours de rajouter l’instrumentation supplémentaire nécessaire. Si les capteurs de plus en plus intelligents, embarquant le traitement et certains diagnostics, conduisent à moins de problèmes d’interface, ils génèrent en revanche plus de problèmes de transmission d’information de synthèse.

« Mais il existe un dilemme des utilisateurs dans le monde du sans fil. Beaucoup de technologies, mais toutes incompatibles entre elles ! Et pour chaque besoin, il existe une solution plus ou moins adaptée. » Notons que le spectre RF est une ressource limitée et précieuse en environnement industriel. Du spectre dépendent la compatibilité électromagnétique, les interférences, les conditions de propagation RF souvent difficiles…
Il nous faut donc savoir et comprendre quelle technologie nous permet d’être pleinement efficace avec le spectre radio disponible.

Dans l’industrie, et pour les centrales de production d’électricité, les problèmes et challenges autour des technologies sans fil peuvent se résumer en ces quelques points :

-         Compatibilité électromagnétique (CEM) avec les équipements de contrôle commande existants, surtout avec une technologie d’étalement de spectre qui envoi de l’énergie sur toute la largeur de la bande de fréquences.

-         Garantir une efficacité spatio-temporelle de l’utilisation du spectre RF dans la durée.

-         Pouvoir déployer de grands réseaux de capteurs sans fil (passage à l’échelle) avec la qualité de service suffisante.

-         Environnement contraignant et mobilité des nœuds/capteurs, support de la mobilité des capteurs sans perte de connectivité ;

-         Sûreté et cybersécurité ;

-         Temps contraint, “Duty cycle“ et consommation énergétique (méthode d’accès déterministe au médium comme une condition nécessaire pour satisfaire les applications/messages à temps contraint) ;

-         Auto configuration et flexibilité des topologies pour faciliter le déploiement et l’exploitation, surtout lorsqu’il s’agit de plusieurs centaines de capteurs.

-         Aide au déploiement et gestion des réseaux ad hoc de capteurs. 

-         Intégration des réseaux ad hoc et hétérogènes dans les applications de supervision et contrôle.

 (Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Le capteur a-t-il réellement évolué depuis 5 ans ? » du 11 juin 2009)

 

CAPTEURS SANS FILS

Projet Ocari, ou comment booster ZigBee pour répondre aux plus fortes exigences

EDF, DCNS et Telit se sont associés à des laboratoires de recherche pour améliorer le standard ZigBee en développant une spécification supplémentaire qui fera partie du protocole ouvert.

 Les industriels EDF, DCNS et Telit se sont associés avec les laboratoires de recherche LATTIS (Toulouse), LIMOS (Clermont-Ferrand), LRI (Orsay) et INRIA (Rocquencourt) pour trouver des réponses à leurs besoins en matière de capteurs sans fils. « Les industriels ont apporté leur connaissance des contraintes technico économiques, une orientation des solutions et une base technologique de développement, souligne Tuan Dang, ingénieur chercheur chez EDF. Les laboratoires ont quant à eux réalisé et proposé les solutions permettant de lever les verrous techniques au cœur du projet OCARI. » Ils ont notamment introduit de nouveaux protocoles tels qu’au niveau des couches MAC (MaCARI) et NWK (EOLSR/SERENA).

« Le projet OCARI a démarré fin 2006 et arrivera bientôt à son terme. » Ses objectifs ? « Améliorer l’autonomie énergétique du système sans fil et permettre une plus grande mobilité des capteurs », et plus généralement :

-         Améliorer le standard ZigBee en développant une spécification complémentaire.

-         Promouvoir un standard ouvert, sûr et validé pour les environnements industriels fortement contraints.

-         Développer un prototype industriel capable de s’interfacer avec la majorité des capteurs du marché.

-         Développer une architecture fonctionnelle adaptée aux applications de supervision, car la technologie SCADA existante est inadaptée !
Le projet OCARI a pour but de rester sur un protocole ouvert.

Parmi les applications envisagées :

-         La maintenance d’un navire (jusqu’à 400 paramètres par compartiment et jusqu’à 4 points de mesure par mètre carré ; analyse de vibration ; mesure de pression, température et débit ; analyse de composition de l’huile…).

-         L’intégration dans un environnement contraint (température de turbine à gaz,  compatibilité électromagnétique sur des radars, équipements de guerre électronique, discrétion électromagnétique et canalisation métallique contenant des fluides).

-         Supervision de la radioprotection en temps réel avec plusieurs dizaines de capteurs (mobiles et fixes) répartis dans un diamètre de 40 m ;

-         Surveillance de l’environnement.

-         Auscultation des ouvrages hydrauliques.

(http://ocari.lri.fr)

(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Le capteur a-t-il réellement évolué depuis 5 ans ? » du 11 juin 2009)

  

CAPTEURS

Robots collaboratifs : enjeux majeurs pour l’industrie

Fini les cames mécaniques de sécurité et autres butées ou fins de course fixées sur les axes des robots. Les normes permettent aujourd’hui de prendre en compte des données de sécurité issues de capteurs externes. De quoi déterminer un positionnement “électronique“ du robot et faciliter le travail collaboratif avec un opérateur de proximité.

 Les évolutions normatives arrivent dans l’industrie et permettent la collaboration entre automatismes et systèmes robotisés. Parmi les conditions de cette collaboration : recueillir des informations de capteurs implantés dans les cellules de façon à informer le système robotisé sur son environnement.

Qu’est ce que permettent et obligent les normes actuelles en terme d’intégration d’un système robotisé associé à des capteurs ? Qu’est ce que cela va impliquer en terme d’intégration ?

« Les nouvelles normes ou en tous cas les dernières évolutions des normes permettent à des “Electronic Position Switch“ ou “EPS“ de remplacer les cames mécaniques de sécurité, précise Laurent Fluxa, responsable produits robotique chez ABB. Ainsi, le “SafeMove“ inclus la fonction EPS et les nouvelles fonctions autorisées par la norme ISO 10218. Les évolutions normatives permettent également de recourir à une architecture commune : le calculateur de sécurité est monté en parallèle de l’architecture de la baie. »
Objectif : remplacer les capteurs électromécaniques classiques, surtout sur les axes terminaux ou ils sont difficiles à intégrer, et pouvoir intégrer une information de sécurité issue de capteurs externes en garantissant que le robot garde une conduite sûre pour l’opérateur. Une carte électronique de sécurité informe donc le système externe qui pourra gérer, en double canal, son automatisme. Les capteurs électromécaniques présents en environnement industriel difficile peuvent subir des dégradations et surtout perdre de leur fiabilité. Les remplacer par une logique électronique permet de rendre l’ensemble beaucoup plus sûr.

« Il est donc possible de définir des zones angulaires qui vont pouvoir donner une information de sécurité à un système automatisé pour sécuriser une zone ou l’opérateur pourra agir en cohabitation avec le système. L’idée est de pouvoir combiner matériels et logiciels de sécurité pour fournir des informations de sécurité qui intégreront pour chaque axe, les zones autorisées / non autorisées. »

Conséquence : les temps d’intégration des robots sont considérablement réduits. Plus de câblages. Par exemple, pour un axe, le temps d’intégration passe de 2 heures d’installation d’une came mécanique d’axe 1 à environ 30 minutes pour configurer 3 zones de sécurité avec EPS.

L’intérêt est aussi dans les possibilités d’évolution en modifiant très facilement des zones de sécurité ou en préparant des configurations à l’avance.

Autre niveau d’intérêt : le “SafeMove“. Il s’agit là de garantir des zones volumiques dans lesquelles le robot va évoluer sans dépasser une certaine vitesse ou sortir de la zone… Conséquence directe : la suppression des parois grillagées ou tout du moins d’une partie d’entre elles disposées autour des cellules robotisées. Le “SafeMove“ c’est aussi la possibilité d’associer un opérateur au robot pour un travail de proximité grâce à des barrières immatérielles, des radars, tapis au sol, caméras… « De plus, lorsque l’opérateur entre dans la zone dangereuse, le robot doit être stoppé, mais sans pertes d’information. C’est-à-dire que lorsque l’opérateur ressortira de la zone, le robot devra reprendre sa marche immédiatement. »

 (Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Le capteur a-t-il réellement évolué depuis 5 ans ? » du 11 juin 2009)

  

NOUVELLES METHODES

Automatismes embarqués et évolution des exigences

En complément d’une complexité croissante des systèmes embarqués et de plus en plus souvent maillés entre eux, apparaissent de nouvelles contraintes, de nouvelles exigences. Un phénomène de seuil pousse donc à innover pour franchir de nouvelles limites.

 

Comment répondre à l’évolution des exigences par l’ingénierie des modèles ? Comment des industries qui sont “avancées“ dans ces domaines peuvent apporter des solutions à d’autres secteurs moins en pointe ?

« On perçoit un fort accroissement de la complexité des systèmes informatisé, remarque Bertrand Ricque, chef de programme Sagem Défense Sécurité. Complexité fonctionnelle liée au fait de rentrer de plus en plus de fonctions sophistiquées et aussi liée à la structure intrinsèque des systèmes de plus en plus souvent maillés entre eux. Par ailleurs, les lignes de produits logiciels sont conçues pour évoluer dans le temps. Les logiciels sont plus simplement des produits qui se “succèdent“. On recherche aussi à minimiser les coûts de développement. Jusque la rien de nouveau, sauf que l’on se trouve face des phénomènes de seuils. » Minimiser le temps de mise sur le marché peut aussi amener à des effets de seuils, quoi peuvent éventuellement être compensés par l’utilisation d’outils ou de méthodes qui convient de s’approprier. On ne peut pas faire plus compliqué, plus vite et moins chère, sans l’apport de quelque chose de nouveau… Apparaissent aussi des problèmes de sûreté de fonctionnement au sens de la sécurité et de la fiabilité. Apparaît de plus en plus souvent une intimité entre génie logiciel et ingénierie système. C’est là le sens de l’histoire. Rien d’étonnant alors dans le fait de voir arriver normes et référentiels qui convergent, voire fusionnent. A titre d’exemple, ce n’est pas l’industrie qui est à l’origine du cycle en “V“, mais bien le génie logiciel.

Nous avons aussi besoin d’une plus grande prédiction des comportements. C’est-à-dire que l’on créé des systèmes dont on ne peut plus laisser de part de hasard en matière de comportement. Car apparaissent des exigences juridiques. De même, doivent être constitués des dossiers de justification, en apportant notamment des notions de preuve au sens de l’ISO 9000 (éléments tangibles et indiscutables). Il faut aussi compter avec la prise en compte des aspects humains aussi bien techniques que sociétaux. Face à toutes ces évolutions, la notion d’ingénierie par les modèles peut apporter des réponses pertinentes.

Mais qu’est qu’un modèle ? C’est la recherche d’une maîtrise de la complexité, afin de produit ou de valider du logiciel en phase de test. Mais il ne faut pas confondre modélisation de “logiciel“ et modélisation de “système“. La modélisation est l'utilisation efficace d'une représentation simplifiée d'un aspect de la réalité pour un objectif donné, c’est-à-dire en réponse à des besoins particuliers. C’est une expression d'une solution à un niveau d'abstraction plus élevé que le code. La modélisation assure la séparation des différents besoins fonctionnels et non fonctionnels. Ces aspects non fonctionnels prennent d’ailleurs une place de plus en plus importante dans les projets. Il s’agit de sécurité, fiabilité, efficacité, performance, ponctualité, flexibilité.

 (Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Nouvelles technologies, nouveaux concepts, nouveaux services » du 26 novembre 2009)

  

NOUVELLES METHODES

Ingénierie par les modèles : approches industrielles variées

Selon les industries, les cultures, les acteurs et les modes de contractualisation, l’ingénierie par les modèles n’est pas abordée de la même façon. Il convient de prendre en considération le contexte de la situation pour mieux comprendre bénéfices, limites et contraintes d’une telle approche.

 

Les différents secteurs industriels ont des réponses assez variées en fonction des exigences. « Dans le secteur de l’avionique, la notion de système existe depuis plus de 30 ans avec, dès le départ, une approche effectuée du haut vers le bas, explique Bertrand Ricque, chef de programme Sagem Défense Sécurité. Cette approche, certes plus récente, est également mise en œuvre dans le ferroviaire, avec une réflexion sur les aspects embarqués / débarqués pour déboucher sur la notion de système. Dans l’automobile, secteur plutôt dominé par les “mécaniciens“, la prise en compte est cependant récente. Concernant le secteur de l’industrie manufacturière, l’approche a été historiquement réalisée du bas vers le haut. Aujourd’hui, personne ne sait vraiment prédire le comportement agrégé d’une usine manufacturière vue comme un système global. Elle n’est pas conçue comme cela. Pour les procédés continus, il y a une approche assez globale, mais beaucoup plus empirique. » Souvent, la culture de base et la connaissance du comportement de l’usine permet aux opérateurs de comprendre les phénomènes. Mais un tel rapport au process à ses limites lorsque les exigences évoluent en terme de performance, de flexibilité ou de qualité… C’est le cas de l’industrie pharmaceutique qui ne doit plus maîtriser uniquement la sûreté du produit, mais aussi la sûreté du procédé de fabrication et du contrôle commande.

Interviennent aussi diverses cultures selon les acteurs de l’industrie. Les automaticiens sont à l’origine soit des électriciens (automatismes), soit des instrumentistes (régulations). Les informaticiens sont quant à eux “temps réel“ ou “systèmes d’infrastructure“, c’est-à-dire en prise sur des mondes culturels différents. Enfin, l’industrie reste fidèle au cycle en cascade (en “V“), relativement figé. Difficile pour elle d’entrer dans une démarche (utilisée en tertiaire) plutôt incrémental ou évolutive, ouverte sur les évolutions.

« Les modes de contractualisation ont également un fort impact sur la façon donc les projets sont abordés. Lorsque l’on contractualise par fonction du système, on peut facilement faire de l’ingénierie par les modèles. En revanche, lorsque l’on contractualise par métiers, tels que tuyauterie, contrôle commande, instrumentation, électricité BT… Cela devient beaucoup plus complexe car un acteur doit être responsable du modèle global. » Il n’est pas possible de déléguer des portions de modèle du fait de phénomènes transverses ! L’agrégation et la validation ne peuvent avoir lieu qu’à la fin. Par ailleurs, l’itération sur l’ingénierie reste délicate. Globalement, ce n’est pas parce que l’on contractualise par métier, qu’il n’est pas possible de procéder à une ingénierie par modèle. Mais il faut au préalable prendre en considération les limites et les contraintes de la méthode dans ce contexte.

 (Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Nouvelles technologies, nouveaux concepts, nouveaux services » du 26 novembre 2009)

 

PERENNITE

Le principe d’une démarche chez Calfat

Pérennité des composants, des logiciels, des protocoles de communication, mais aussi des compétences, en interne comme en externe. En tant qu’industriel, Calfat expose sa démarche méthodologique.

 Objectif : le maintien en condition opérationnelle des installations automatisées par API… sur plusieurs dizaines d’années.

Première étape, dresser un bilan des “composants“ sensibles :

- Il faut savoir ce que renferment les armoires en matière de matériels de contrôle commande et de communication : API, variateur, boîtier électronique spécifique…

- même démarche à l’échelle des outils et langages de programmation tel qu’atelier logiciel, logiciel de paramétrage, support d’archivage, protection, numéros de version…
- quelles sont les contraintes d’environnement du process et les possibilités d’intervention ?
- au niveau des applicatifs : quel nombre, maîtrise, archivage, dernière modification, compatibilité…
- le bilan concerne aussi le personnel impliqué : nombre, age, niveau de connaissance, niveau d’intervention.

Deuxième étape, évaluer les risques en estimant :

- la durée de vie théorique et ancienneté (par exemple celle d’une alimentation neuve stockée depuis X années dont les condensateurs n’auront plus le même comportement) ;
- les compétences applicatives de niveau diagnostic (sur une échelle de 1 à 10) ;
- les compétences applicatives au niveau modification et nouvelle fonction (échelle de 1 à 10) ;

- la pérennité des fournisseurs (grands ou petits) ;

- la compétence des sociétés de réparations (existence de dossier, connaissance du fonctionnement des cartes, préventif, …)

- la compatibilité avec l'environnement, ses lois et ses normes ;

- la fiabilité et la durée de vie après réparation.

Troisième étape, hiérarchiser les risques :

- classer les risques (urgence, coût, délais de réalisation…) ;

- définir des priorités ;

- identifier le "maillon faible" technicien / acheteur / fournisseur ;

- bien gérer le relationnel avec les fournisseurs pour connaître les dates d'arrêt de commercialisation, de production, de fourniture des prestations et compétence existante.

 « La réparation des cartes électroniques et les Hot line ne répondent que partiellement à la problématique de pérennisation car les hommes changent, les logiciels deviennent obsolescents, et les applicatifs doivent finalement savoir s’adapter », ajoute Jacques Austruy de chez Calfat.

 

(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Réussir un projet industriel » du 24 septembre 2009)

  

SECURITE

IEC/EN 62061, ISO/EN 13849-1 : opportunités ou menaces ?

Pour la conception des circuits de commande relatifs à la sécurité, ces nouvelles normes présentent des atouts par rapport à l’EN954-1… Malgré leur complexité, lacunes et imprécisions.

Pour les concepteurs, l’objectif de sécurité concernant les circuits de commande est fixé par la Directive Machines : 98/37CE (la future ancienne) et 2006/42/CE (à compter de fin décembre 2009), qui se caractérise par un champ d’application très vaste et des exigences essentielles de sécurité. « Ces exigences fixent des objectifs d’ordre très général, en particulier pour les circuits de commande, mais n’abordant pas le détail des solutions techniques permettant de les satisfaire », souligne Jean-Pierre Buchweiller de l’INRS.

Pour réaliser leurs circuits de commande, les concepteurs disposent des composants du marché. Or, l’offre de composants d’automatisme se multiplie et se complexifie. Les composants disponibles deviennent de plus en plus puissants, performants, polyvalents et complexes à mettre en oeuvre. La problématique à résoudre par les concepteurs n’est donc pas en voie de simplification !

Sans référentiel technique adapté, le résultat de la mise en oeuvre de tels composants pour satisfaire les exigences de la Directive Machines nous semble aléatoire. Donc, à notre sens, disposer de normes comme l’IEC/EN 62061 ou l’ISO/EN 13849-1 est une opportunité pour les concepteurs.

« En revanche, nous reconnaissons que l’utilisation de ces textes est difficile, mais reste toutefois incontournable malgré leur complexité, leurs lacunes, leurs

Imprécisions. »

Quelle valeur ajoutée par rapport à EN 954-1 ? Des problèmes plus complexes sont à présent abordables. L’EN 954-1 se voulait déterministe et bien adaptée aux problèmes simples et pour des modes de défaillance correctement appréhendés.

Les nouvelles normes proposent une démarche globale de conception incluant des méthodes simplifiées et prenant aussi en compte la fiabilité des composants, dans la perspective de satisfaire un objectif de sécurité qu’elles permettent de spécifier.

Ces nouvelles normes ont été écrites pour corriger les lacunes de EN 954-1. Elles prennent en compte l'aspect fiabilité. L’approche déterministe est-elle encore compatible avec la mise en oeuvre de plus de composants, plus complexes, et faisant souvent appel à l’électronique programmée. LE tout dans des applications toujours plus complexes.

Ceci reste-t-il sans incidence sur le fonctionnement en sécurité des machines ? « A notre sens, non ! Mais le prix à payer sera la prise en main et la pratique de nouveaux outils, de nouvelles méthodes de travail », lance Jean-Pierre Buchweiller de l’INRS.

 

(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « La fonction sécurité dans les installations automatisées » du 2 avril 2009)

 

SECURITE

Automates de sécurité et fonctions sécurité des commandes numérique : retour d’expérience chez PSA

Depuis 2002, la sécurité est entrée dans les automates de PSA. D’abord sur un îlot de formation, puis au ferrage et à l’emboutissage où près d’une centaine d’automates sont actuellement en service. Point de vue et retour d’expérience sans langue de bois.

 « Malgré contexte difficile dans l’automobile, la sécurité reste un invariant et une préoccupation majeure pour les hommes qui travaillent et ceux qui interviennent, parce qu’une sécurité bien conçue et bien gérée contribue à la performance des installations », lance Laurent Mauguy, responsable des activités transversales automatismes chez PSA. Le constructeur automobile déroule depuis longtemps une méthodologie rigoureuse pour maîtriser la sécurité des biens d’équipement en appliquant des normes et standards de sécurité sur le câblage, sur les portillons, sur les règles de programmation… Nous réalisation notamment des analyses de risques en commun avec les intégrateurs, des contrôles d’installations avec les organismes agréés, des tests des fonctions… Au-delà de l’évolution de normes générales, la préoccupation majeure reste l’intégration et la mise en oeuvre concrète des composants ainsi que leur gestion en vie série. La sécurité devient un sujet de plus en plus complexe, notamment avec l’arrivée des fonctions programmées.
Quel intérêt pour les automates de sécurité et les fonctions sécurités des commandes numériques ? Il s’agit d’améliorer les performances du système de sécurité grâce à des concepts techniques fiables et sécurisants en tant que tels, une limitation des erreurs (de câblage ou de programmation), une limitation de l’accès au programme (par mot de passe) et une diminution du risque de shunter une fonction de sécurité en cas de problème.

Autre intérêt des automates de sécurité et des fonctions de sécurité des commandes numériques : la simplification de la mise en oeuvre de la sécurité en Projet. D’où plusieurs conséquences :

-         Réduction de la taille des armoires électriques.

-         Moins de câblage à réaliser (réseaux de sécurité).

-         Simplification du programme de sécurité.

-         Modules standard.

-         Diminution des équations d’autocontrôles ;

-         Gain de temps lors de la mise en route.

C’est aussi une facilité de modification de la sécurité en exploitation :

-         des modifications plus rapides à mettre en œuvre, sous contrôle, faisant l'objet d'une traçabilité et selon moins d'interventions de câblage.

Quel retour d’expérience des fonctions sécurités des commandes numériques ?

L’arrivée des Commandes Numériques Safety en 2003, sur les machines “catalogues“ on fait apparaître un manque de rigueur des fournisseurs et de maîtrise de cette technologie de la part des organismes de contrôle. Nous avons notamment relevé des incohérences entre les paramètres CN et les Checksum ; une programmation non standard des fonctions Safety ; la nécessité de définir les points incontournables en terme de sécurité, avec l’aide du fabricant des CN et des organismes de contrôle. D’où un procès verbal de réception à créer. Apparaissait aussi la nécessité de limiter l’utilisation de certaines fonctions (accès zone par exemple) et le manque d’outils (dimensionnement, réception, diagnostique…)

« Ce retour d’expérience CN Safety nous a incité à la prudence avec les automates de sécurité ! »

Justement, ou en êtes-vous concernant les automates de sécurité ?

« Sur les sites pilotes, nous avons mis en œuvre un îlot de formation en 2002, puis un îlot robotisé et un circuit de manutention en 2004. Actuellement, nous disposons d’une solution de référence pour les métiers du ferrage et de l’emboutissage avec près d’une centaine d’automates en fonctionnement. Trois lignes de presses d’emboutissage ont été mises en service en 2006 et 2007 et trois projets de ferrage en 2007 et 2008. En 2009 plusieurs projets étaient en cours. »

Et concernant votre retour d’expérience sur les automates de sécurité ?

« Les automates de sécurité, améliorent la sécurité des équipements de travail : les matériels sont plus fiables, les programme sécurité sont indépendants du process et facilement identifiable avec un accès limité par mot de passe et une traçabilité. C’est aussi une simplification du programme de sécurité avec l’utilisation de blocs “Sécurité“ validés et la suppression des équations “contrôle discordance“.
En revanche, coté fournisseurs de biens d’équipements, nous remarquons une non-maîtrise de cette nouvelle technologie, une mauvaise connaissance de la réglementation et des normes européennes (EN 61508, EN 62 061). Les dossiers de sécurité sont incomplets par absence des validations de phases étude et réalisation : de l’architecture matérielle, du programme de sécurité et des différents tests ! »

  

Entendu...

 

 

Glanez ici plusieurs infos, idées ou points de vue à la minute ! Top chrono…

 Trois protocoles sans fils à la loupe chez EDF

 « Au niveau des standards sans fil pour capteurs, nous considérons notamment trois protocoles basés sur la norme 802.15.4. Tout d’abord ZigBee, ZigBee Pro et ZigBee “Smart Energy“, sur le spectre RF 868 MHz, 915 MHz et 2,4 GHz selon la zone géographique dans le monde. ZigBee “Smart Energy“ intègre actuellement beaucoup de développement dans le cadre du comptage intelligent. Plutôt destinés à des capteurs fixes en milieu industriel, les deux autres protocoles sont Wireless Hart et ISA100.11a.
Mais dans ces trois standards il n’y a aucun mécanisme qui permet d’optimiser la consommation énergétique des nœuds.

Se présentent aussi quelques problèmes et challenges autour de ces trois standards. Par exemple, la bande ISM de 2,4 GHz est très occupée et sensible aux interférences relativement chroniques, selon le syndrome de la “Tour de Babel”. » : Tuan Dang, ingénieur chercheur chez EDF.

(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Le capteur a-t-il réellement évolué depuis 5 ans ? » du 11 juin 2009)

 

Perspectives d’évolutions du robot : une nouvelle ère pour l’opérateur ?

« Les normes de sécurité ont évoluées et vont nous permettre de concevoir de nouveaux types de cellules de production robotisées. Aujourd’hui, les produits robots sont prêts. Leur mise en oeuvre devient très flexible et offre un grand potentiel d’évolution. La mise en oeuvre de ces nouvelles possibilités nécessite cependant une formation complémentaire, à la fois pour les intégrateurs et pour les exploitants.

En production, l’enjeu est très important. Il se place en terme d’adaptabilité, de productivité, de sécurité et de meilleures conditions de travail. Ces nouvelles technologies permettent de combiner le meilleur de la dextérité humaine et de la productivité du robot » : Laurent Fluxa, responsable produits robotique chez ABB.

(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Le capteur a-t-il réellement évolué depuis 5 ans ? » du 11 juin 2009)

 

Ingénierie par les modèles : les outils disponibles sur le marché

« A la fin d’une démarche, on cherche à valider son système ou sous-système. Pour le valider, il est nécessaire de monter un dossier de validation. Pour cela, des logiciels d’analyse causale conçus pour supporter les dossiers de validation, commence à être disponibles sur le marché. Il existe aussi des ateliers de spécification. Par abus de langage sur le formalisme des langages de programmation, les ateliers logiciels de codage des fabricants de composants d’automatisme sont souvent dévoyés et présentés aussi comme des ateliers de spécification fonctionnelle. Ce n’est pas parce qu’un automate ou un SNCC peut se coder en blocs fonctions que faire de l’analyse fonctionnelle est une bonne idée. C’est même tout l’inverse. Il existe cependant de plus en plus d’ateliers destinés à de la spécification pure. Ces outils de modélisation commencent à arriver dans des progiciels adaptés aux automaticiens.

Des outils d’essais statistiques permettent aujourd’hui de valider certaines propriétés (limitées) des applications. Ils ne permettent pas encore d’avoir des preuves d’absences, mais commencent à s’en rapprocher. Ce qui représente déjà un grand progrès par rapport aux habitudes actuelles ! L’analyse de code reste le parent pauvre sur les langages IEC 61131, malgré quelques ateliers logiciels capables de procéder à cette fonction. Les outils de preuve sont disponibles mais pas encore vraiment utilisés par les automaticiens. Question de culture… » : Bertrand Ricque, chef de programme Sagem Défense Sécurité.

(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Nouvelles technologies, nouveaux concepts, nouveaux services » du 26 novembre 2009)

 

Du côté des labos…

  

RECHERCHE ET FORMATION

Groupement d’Intérêt Scientifique pour l’Electronique des Systèmes en Ile de France

Quatre écoles d’ingénieurs, deux universités de la région parisienne et le CNRS se regroupent autour de eSys, un groupement d’intérêt scientifique dédié à l’électronique des systèmes.

 

Un Groupement d’Intérêt Scientifique pour l’électronique des systèmes en île de France a récemment vu le jour. Baptisé eSys, ce GIS regroupe 4 écoles d’ingénieurs, 2 universités de la région parisienne et le CNRS. Cette initiative marque une étape dans la consolidation des structures de recherche en France.

eSys fédère des équipes d'enseignement et de recherche de l'ISEP, de Supélec, de TELECOM  ParisTech, d’ESIEE Engineering, des Universités de Paris-Sud (Paris XI) et de l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), avec le soutien du CNRS. Il rassemble une centaine d’enseignants chercheurs et de doctorants qui travaillent sur l’électronique analogique, l’électronique mixte et les microsystèmes. Cette recherche répond aux préoccupations d’un environnement industriel en électronique très riche et permettra à l’avenir de réfléchir à de nouvelles formes d’enseignements en électronique.

Ce groupement entre équipes universitaires complémentaires de la région parisienne leur offre une coordination renforcée par la mise en commun de moyens complémentaires. La taille critique du GIS et la coopération entre équipes permettent de répondre à des appels d’offres d’envergure européenne donnant ainsi à la recherche en électronique des systèmes parisienne une meilleure visibilité internationale. Le GIS réserve une place de première importance au renforcement des partenariats avec les entreprises. Le GIS envisage également la création d’un club d’industriels pour soutenir ses actions en matière de recherche et d’enseignement.

Parmi les axes sur lesquels les membres du GIS ont souhaité fédérer leurs compétences :

-         Réception RF agile : amplificateurs large bande, échantillonnage, reconstruction numérique et démodulation.

-         Energie et consommation : gestion dynamique de la consommation, récupération d’énergie, conception CI basse consommation.

-         Modélisation hétérogène : simulation, environnement sévère, intégrité de signaux, réduction d’ordre de modèle. 

-          Robustesse : architecture robuste, test, maintien en condition opérationnel, fiabilité.

-         Capteurs intégrés : architecture de systèmes de mesure intégrés, conditionnement et interface, MEMS/NEMS.

(www.esys.fr)

 

 janvier 2011 - e-lettre n°10

 

Editorial

 

Dis, grand-père, c’était comment avant le numérique ? 

Telle est la question de mon petit fils de 15 ans, complètement immergé de Smartphone, appareil photo compact, téléphone portable multimédia, baladeur, jeux vidéos seul/en ligne, écran plat, notebook, dalle tactile …mélangeant joyeusement des mots sans trop connaître le sens réel comme :  HTML, XML, HTTP, FTP, IP,  Internet, Ethernet, WiFi, bluetooth, ADSL, MDV, VDI,  

Pour les médias, la “société numérique“ est apparue, il y a 15 ans. Surprenant ! Etant donné que l’invention des microprocesseurs remonte à plus de 30 ans (Apple II d’Apple en 77 et PC DOS d’IBM en 81) !

Cette “nouvelle société“ avec  l’arrivée de la technologie de l’information et de la communication (Internet en 83, premier hacker “le mentor“ en 86), va mettre à mal et même faire disparaître de nombreux métiers.

Historiquement, nous n’avons jamais vu une invention s’imposer aussi rapidement (fin 1980 moins de 1 million d’internautes, en 1995 plus de 16 millions et en 2010 environ 1,8 milliards) et ce chiffre n’inclut pas les “objets intelligents“ qui doubleront le nombre de connexion. Cette croissance fulgurante obligera rapidement de passer l’adresse IPv4 (32 bits autorise 4,2 milliards d’adresses) à IPv6 (128 bits soit plus de 3 avec 38 zéros d’adresses).

Pour ma part, le numérique a débuté dans les années 60. Alors jeune ingénieur n’ayant eu que quelques heures de cours théorique sur la machine programmable séquentielle dite “calculateur“, il fallait créer ses propres périphériques autour d’un processeur câblé avec une mémoire à tores de ferrites ; c'est-à-dire, chaîne de mesures analogiques, E/S TOR, connexion imprimante…et aussi créer ses logiciels systèmes et applicatifs à partir du code machine constructeur.

Courant année 60, nous étions bien au début du numérique pour l’industrie, le clavier et l’écran noir et blanc remplaçant le multimètre, l’oscilloscope et le tournevis. Cette avancée technologique a rendu possible les modifications en cours de projet, car l’immatériel est très facilement modifiable. Cette mutation rapide pour l’industrie (en moins de 15 ans) bouleversa totalement la conception des automatismes (coûts et délais).

Fin 2011, le club Automation aura 25 ans !

Une question fondamentale va se poser. Pourra-t-on demain déplacer des acteurs de ce marché ?

Qui seront comme mon petit-fils totalement immergé dans ce monde immatériel organisé autour de la TV interactive, du e-learning, de la presse numérique pouvant avoir ainsi accès à l’information multimédia, n’importe où ! Ne va-t-on pas dans ce monde irréel ou plus personne ne connaît vraiment personne, et ou un robot connaissant votre profil, vous guidera pas à pas !

Nous avons depuis plusieurs années installés pour nos membres, sur notre serveur WEB, les MP3 des débats de nos journées d’informations. Faudra t’il demain, mettre les vidéos de nos journées ?

 Nous voulons rester un pôle de rencontres !

Certes, aujourd’hui le numérique facilite le travail individuel de recherche, pour lequel les techniques virtuelles s’acquittent bien de leurs tâches.

Mais rien ne remplace, la communication entre êtres humains rendant efficace nos rencontres entre  automaticiens, informaticiens “temps réel“, responsables de production et d’ingénierie industrielle.

Notre club est avant tout, un lieu de rencontres lors de nos journées d’informations et de débats, nos visites techniques, permettant l’échange d’informations et d’expériences.

Nos membres participants ne s’y trompent pas. Voilà pourquoi le club AUTOMATION poursuit sa mission.

" Etre membre du club, c’est bien. Participer, c’est mieux. Ce club est avant tout le vôtre. Le nôtre ! "

  Michel Favier,  président  

 

Paroles aux adhérents

 

OBSOLESCENCE

L’âge de la retraite recul aussi pour les installations industrielles

L’obsolescence fait aujourd’hui partie intégrante de la politique industrielle de l’entreprise. Elle doit être anticipée et gérée de façon à maintenir l’outil de production en condition opérationnelle. Un outil de production dont la durée de vie moyenne tend à s’allonger.

 Les industriels utilisent de plus en plus de produits “sur étagère“ qui intègrent des composants (matériel et logiciel) dont la durée de vie est guidée par les marchés grand public tels que multimédia, télécommunications, micro-informatique... Par ailleurs, le contexte économique conduit les industriels à prolonger la durée d'exploitation de leurs installations. Par exemple, EDF, conçoit actuellement des installations pour une durée de vie non plus de 40 ans, mais de 60 ans ! Aussi, de nombreux fournisseurs se rachètent, fusionnent, optimisent leurs gammes.

« On observe aujourd’hui de plus en plus de cas d'obsolescence, en particulier pour les industries à longue durée de vie, telles que l'aéronautique, le transport, l'armement et l'énergie, souligne Patrick Salaün, EDF. Cette obsolescence, véritable menace pour l’entreprise, touche non seulement les produits mais également les compétences. Elle fait partie du modèle économique de l'industrie. Ainsi, compte tenu des évolutions de plus en plus rapide de la technologie et du contexte industriel et réglementaire, il faut se préparer à une augmentation des cas d’obsolescence d’équipements dans le futur et à des difficultés grandissantes pour assurer leur pérennité, les systèmes étant devenus très complexes. »

L’approche de la pérennité ne pose pas les mêmes problématiques selon les “couches“ technologiques traversées dans le temps. Par exemple, la technologie de base de composants discrets et analogiques (relais pour les automatismes logiques dans les 30 centrales nucléaires du palier 900 MW) mise en œuvre dans les années 60 / 70, fait l’objet d’une obsolescence matérielle bien gérée « Nous trouvons toujours des relais et des circuits qui se réparent facilement, souligne Patrick Salaün. En revanche, le maintien des compétences est plus difficile. »

Dans les années 80 / 90, la généralisation des microprocesseurs introduit des produits informatiques pour les automatismes et la conduite (API, SNCC, superviseurs…) et des aides à l’opérateur, sans oublier l’émergence de standards. Les logiciels évoluent alors à un rythme lent, l’industrie est encore moteur de ces développements. Des développements pour beaucoup sur-mesure dans le cadre de systèmes devenant un peu plus complexes.

Les années 90 s’illustrent quant à elles par le déploiement des réseaux, de la technologie Internet et la suprématie de Windows. Apparaissent des regroupements de plus en plus nombreux entre fournisseurs. De plus en plus de composants et de logiciels dits “grand public“ font leur entrée dans le monde industriel… qui devient suiveur d’un marché plus important et demandeur d’évolution. C’est aussi l’événement de systèmes encore plus complexes !

 (Extrait de l’introduction à la journée d’information et de débats « Comment garantir la pérennité d’une installation automatisée » du 10 juin 2010)

  

OBSOLESCENCE

Des pistes pour satisfaire les objectifs de pérennité

Quelle stratégie adopter pour limiter les contraintes de l’obsolescence ? La problématique doit surtout prendre part à une approche préventive.

 Satisfaire les objectifs de pérennité consiste à des actions préventives tout au long du cycle de vie. Ainsi, dès la phase d’expression du besoin et de spécification du système il convient de définir une stratégie de MCO (maintien en conditions opérationnelles) cohérente avec la stratégie (enjeux) et l’organisation de l’entreprise. Cette stratégie pouvant être variable suivant les systèmes (figer, faire évoluer ou changer le système). Cela passe aussi par la définition des exigences en matière de MCO, sur l’architecture (modularité), les équipements et les applications : par exemple les standards aux interfaces (communication), sur les

données (IEC 61850, …), sur les langages (IEC 61131). Il faut essayer de voir dans quelles mesures les standards peuvent aider à la conception d’un système “orienté pérennité“.

Lors de l’analyse des offres et la contractualisation, il est important d’évaluer la pérennité des fournisseurs consultés, de définir des exigences de portabilité, de choisir en fonction d’un coût global de possession et non du coût d’achat, ou encore de contractualiser le MCO.

Pendant le développement du système, il faut s’assurer de la prise en compte de la pérennité par le concepteur. Par exemple, l’Open Source est-il une réponse ? Il faut aussi veiller à la mise en place de méthodologie de préparation du MCO, et à limiter les risques de perte du savoir-faire (conserver une maîtrise suffisante du savoir-faire technique). Il importe aussi de constituer un fond documentaire et de préparer la transition entre le développement et le MCO.

Durant la phase d’exploitation, la pérennité dépend de la surveillance de l’obsolescence des composants et des équipements, tout comme de la constitution d’un stock. Enfin, il est bon de s’assurer du maintien des compétences et des outils, chez le fournisseur.

 (Extrait de l’introduction à la journée d’information et de débats « Comment garantir la pérennité d’une installation automatisée » du 10 juin 2010)

  

OBSOLESCENCE

SNCC : nous sommes passés de 24 à 7 offreurs de systèmes

Les marchés en compétition poussent les industriels à faire évoluer leurs outils de production toujours plus communicants. Après les vagues successives de rachats et de regroupement, quelles réponses apportent les offreurs d’automatismes ?

 « En 1989, existaient sur le marché 24 constructeurs de SNCC. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 7, explique Olivier Vallée, responsable de l’activité process contrôle chez Rockwell Automation. Le jeu des rachats implique pour les offreurs restant au devant de la scène de faire des choix de maintien ou non des plate-formes existantes. Cela nous pose des difficultés en matière diversités des technologies et aussi de maintien des compétences internes, lié au fait mêmes du turn-over induit par les rachats successifs. D’où la difficulté grandissante d’effectuer des actions de maintenance sur des plate-formes de 20 ou 30 ans d’âge ! Difficile aussi de garantir des compatibilités ascendantes vers de nouvelles technologies. Cela a induit globalement, de nombreuses ruptures de gammes chez les différents constructeurs. »

 « Par ailleurs, dans le domaine industriel de la chimie, de la pharmacie, de l’agroalimentaire ou du gaz/pétrole, apparaît la nécessité de sortir de plus en plus de nouveaux produits et de gérer des usines toujours plus flexibles. Le tout avec des temps de mise sur le marché toujours plus courts, ajoute Olivier Vallée. D’où une totale contradiction avec une stratégie qui consisterait à “fossiliser“ les automatismes en place. Sans compter avec la concurrence des industries, toujours plus forte avec les pays émergeants… A cela s’ajoute le fait de produire en lien avec les contraintes de développement durable. Tout cet ensemble formant la problématique de nos clients génère un impact au niveau de la gestion des données. D’où le besoin d’architectures d’automatisme toujours plus communicantes. En France, dans le cadre d’extensions d’usines, les nouvelles unités doivent être capables de se rattacher à des anciennes technologies pour fournir l’information du début à la fin de la chaîne. Faute de nouvelles unités de production, le marché dans l’hexagone concerne surtout des rénovations de sites ou des modernisations de plate-formes. »

 La réponse des offreurs d’automatismes consiste à embarquer dans les solutions de plus en plus de technologie… avec un rapport prix / performance fortement exponentiel. Par ailleurs, les composants qu’ils utilisent sont à présent en grande partie issus du grand public. « De ce fait, il ne nous est plus possible de garantir la pérennité de tels composants sur 10 ou 20 ans ! Nous ne construisons plus des cartes, mais jouons le rôle d’assembleur. Face à cette tendance, nous conservons notre part de savoir-faire plutôt orienté sur le firmware des cartes électroniques afin d’assurer la portabilité dans toute la gamme. »

« Il y a quelques années, l’industrie disposait en interne d’instrumentistes, automaticiens, responsables supervision, experts réseaux… Les effectifs de maintenance ont depuis fortement été revus à la baisse et les compétences sont largement externalisées. Le fait que les architectures soient capables d’assurer de plus en plus de fonctionnalités, implique aussi que les personnes en charge de celles-ci suivent le mouvement. D’où un nécessaire esprit collaboratif. »

 Du point de vue de la pérennité, la pyramide SIM a, elle aussi, fortement évoluée ! Généralement, les niveaux 0, 1 et 2 étaient maîtrisés par les constructeurs d’automatisme. Plus on montait dans les niveaux de la pyramide, plus la pérennité était difficile à assurer. Car au niveau 0, les produits sont maîtrisés et facilement interchangeables… En revanche la maîtrise de l’évolution des Operating Systems est un tout autre problème !

En matière de contrôle, les contrôleurs d’automatisme sont de plus en plus multidisciplinaires. Cela explique le fait que la pérennité soit aujourd’hui bien plus dans la partie fonctionnelle que dans la partie matérielle.

 (Extrait de l’introduction à la journée d’information et de débats « Comment garantir la pérennité d’une installation automatisée » du 10 juin 2010)

  

OBSOLESCENCE

Mise en place de “Contrats de pérennité“

EDF R&D met en œuvre depuis maintenant une vingtaine d’années des Contrats de pérennité avec ses fournisseurs de composants et systèmes électroniques.

 « Assurer le maintien en conditions opérationnelles nécessite, soit de posséder en interne des compétences utiles, soit de mettre en place de contrats pluriannuels, explique Dominique Talbournet, EDF R&D, en charge de la pérennité de l’électronique. Les contrats pluriannuels couvrent la réparation, l’assistance technique, la formation des agents de maintenance, le maintien des moyens logistiques, la gestion de l’obsolescence, la gestion documentaire, les pôles de compétence. Sans oublier de créer un stock comportant tous les composants utiles à la maintenance des systèmes sur la durée de vie des installations. »

 « Au sein d’EDF nous avons mis en œuvre cette deuxième solution sous la forme d’un “contrat de pérennité. Il s’agit plus précisément d’un protocole de pérennité signé entre la direction de l’entreprise avec laquelle nous travaillons et la direction du parc nucléaire notamment. Ce protocole se décline en contrats applicatifs signés sur une durée de 25 ans, concernant la réparation, l’assistance technique… Nos premiers contrats de ce type arriveront à échéance en 2015. Les entreprises concernées sont prêtes à reconduire ce type de contrat. Dans ce contexte, nous avons créé un stock de composants non pas chez nos fournisseurs, mais bien en interne. »

(Extrait de l’introduction à la journée d’information et de débats « Comment garantir la pérennité d’une installation automatisée » du 10 juin 2010)

 

OBSOLESCENCE

Mise en commun de la problématique

EDF et d’autres grandes entreprises françaises mettent en commun leurs problématiques d’obsolescence et de pérennité des systèmes électroniques au sein d’un comité dédié et d’un groupe de travail de l’UTE.

 « Nous échangeons beaucoup avec les entreprises qui rencontrent les mêmes problèmes que nous sur le plan de la pérennité des composants », lance Dominique Talbournet, EDF R&D, en charge de la pérennité de l’électronique. D’où la création d’un Comité Pérennité Inter Groupe (CPIG) constitué de donneurs d’ordres tels que Areva, RATP, SNCF, Renault, Total, EDF et DCNS. Ce comité est en cours de négociation en vue d’un rapprochement avec l’Exera.

Le périmètre du comité s’étend du capteur à l’actionneur, en passant par l’automatisme. « Notre but est d’échanger autour des stratégies pérennités respectivement mises en oeuvre afin d’éclairer les choix de chacun. » Il s’agit plus précisément et dans la mesure du possible de partager des ressources pour traiter des problèmes communs, et pourquoi pas de co-rédiger des spécifications, de réaliser des surveillances croisées afin de limiter les problèmes d’obsolescence, … Mais aussi de surveiller le paysage des directives européennes.

 « Nous faisons aussi partie du groupe obsolescence de l’UTE, concernant précisément les composants électroniques. Une quarantaine de grands donneurs d’ordres utilisant des composants électroniques compose ce groupe, tel que Airbus, le CNES, EDF, RATP, SNFF, DGA… Ce groupe contribue à la rédaction de guides et de normes liés au domaine de l’obsolescence, à la surveillance des directives ( nationales, européennes,…) et à la définition d’axes de travail communs… »

 (Extrait de l’introduction à la journée d’information et de débats « Comment garantir la pérennité d’une installation automatisée » du 10 juin 2010)

 

DIRECTIVE MACHINE

Nouveau : la notion de “Quasi-machine“

Sous-ensemble à assembler pour constituer une machine, la notion de “quasi-machine“ fait son entrée au sein de la Directive européenne. Une démarche qui vise à faciliter la démarche de l’assembleur final.

Pourquoi une notion de “quasi-machine“, nouvelle au sein de la Directive machine ? « Cette mise en exergue va responsabiliser les constructeurs de sous-ensembles destinés à être incorporés dans une machine, explique Matthieu Bresciani, ISO Ingenierie. La démarche va également contribuer à faciliter la mise en conformité finale par l’intégrateur ou l’assembleur. Il est bon également de rappeler que celui qui réalise l’assemblage de l’installation complète doit procéder à une analyse globale de l’installation et notamment des interfaces entre les différents composants et quasi-machines. De même qu’il doit procéder à une déclaration CE de conformité pour l’installation complète. »

Qu’est-ce qu’une “quasi-machine“ ? Selon l’article 2 de la directive, il s’agit d’un « Ensemble qui constitue presque une machine mais qui ne peut assurer à lui seul une application définie » Elle est uniquement destinée à être incorporée ou assemblée à d’autres équipements ou quasi-machines, en vue de constituer une machine complète. Il s’agit par exemple de robots destinés à être intégrés sur une ligne de montage, de moteurs non électriques, de groupes hydrauliques…

Une quasi-machine nécessite, de façon relativement similaire à une machine, l’établissement d’une documentation précise. Parmi les documents obligatoires pour une quasi-machine :

- le dossier technique (annexe VII) : il définit le type de machine / plan, il comprend la documentation de l’évaluation des risques et consigne les résultats d’essais ;

- la notice d’assemblage (annexe VI) : elle décrit les conditions à remplir pour l’incorporation adéquate à la machine finale sans compromettre la sécurité ;

- la déclaration d’incorporation (annexe II) : elle constitue la déclaration de satisfaction à l’ensemble des dispositions de la directive et de non mise en service avant que la machine finale soit conforme à la directive.
Notons que la notice d’assemblage et la déclaration d’incorporation accompagnent la quasi-machine jusqu’à l’incorporation dans la machine finale et font partie du dossier technique de cette machine.

Enfin, une quasi-machine ne comporte pas de marquage CE. « C’est au fabricant de la machine complète de réaliser ce marquage en s’engageant sur l’ensemble de sa machine. »

(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Nouvelles méthodologies et technologies pour l’amélioration de la sûreté » du 30 septembre 2010)

  

SECURITE FONCTIONNELLE

Mise à niveau d’une usine d’assainissement face à la production de biogaz

Une approche des métiers de l’eau avec de nouvelles exigences applicables en matière de sécurité et de sûreté de fonctionnement…

 Le SIAAP (Syndicat interdépartemental d’assainissement pour l’agglomération parisienne) a pour mission de collecter les eaux usées de l’équivalent de 8,5 millions d’habitants et de les traiter dans ses 5 usines avant de les rejeter dans la Seine et dans la Marne. Au total, il s’agit de dépolluer 2,5 millions de m3 par jour.

Les boues biologiques ou physico-chimiques constituent un sous-produit que le SIAAP s’efforce de valoriser au travers d’unités de déshydratations ou d’incinération. Il est également question de générer des biogaz (du méthane pour 60 %) à partir de la “digestion“ des boues. Au sud de Paris, le site de Valenton traite de 0,6 à 1,5 millions de m3/jour. Il est doté d’une unité de séchage thermique par pyrolyse. « On se trouve aujourd’hui face à des usines relativement complexes, explique Olivier Bouly, du SIAAP. Ces usines présentent d’importantes contraintes de sûreté de fonctionnement, pour répondre aux besoins de sécurité et de disponibilité pour garantir la qualité des rejets. Le fait de produire du gaz, à hauteur de 2 000 à 3 000 Nm3/h, nécessite des étapes de séchage, de compression et de stockage. C’est là un métier très différent de notre mission initiale. »

Face à de nouveaux risques et suite à un sinistre lié à l’installation de production de biogaz, le SIAAP a donc fait réaliser une matrice de criticité afin de donner une définition du domaine d’acceptabilité des risques en fonction des impacts personnel, environnemental et économique. « En nous appuyant sur les compétences de nos prestataires Séquaris et de Aristot, notre objectif était de déterminer les barrières nécessaires et suffisantes pour réduire le risque et revenir dans la zone d’acceptabilité de celui-ci. »

 Une étude de sécurité instrumentée et l’ingénierie de détail selon un processus classique, permettent au système de rester dans une zone de risque acceptable. Les référentiels IEC 61508 et IEC 61511 ont été retenus pour les ateliers process, afin de définir les niveaux SIL et de décliner une conception en lien avec la performance requise.

 « Il nous a fallut nous assurer que l’on pouvait effectivement atteindre les niveaux SIL requis selon les calculs. Sur la partie existante du site il n’était pas toujours évidant de connaître les caractéristiques des capteurs en place. Il a fallut lever des incertitudes à ce sujet.

Pour la parti compression, par exemple, nous sommes arrivés à un API de sécurité doté de 250 entrées. Ce dernier devait s’intégrer dans une architecture existante, en lien avec les automates process. Ce fut une véritable contrainte au niveau du projet. D’ailleurs, pour les usines que nous ferons évoluer dans le futur, nous prenons dès à présent les dispositions qui nous éviterons de tels problèmes d’intégration. La gestion par le biais des automates de sécurité se traduit sous forme de vues de supervision auxquelles l’opérateur accède depuis son poste de contrôle. »

« Il ne faut pas oublier aussi que lors de l’étape initiale d’étude de risque, l’implication de l’exploitant s’est révélée très précieuse quant à la prise en compte des contraintes d’utilisation. En matière de sécurité fonctionnelle, les impacts sur l’exploitation peuvent-être très importants ! »

(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « Nouvelles méthodologies et technologies pour l’amélioration de la sûreté » du 30 septembre 2010)

 

GESTION TECHNIQUE DU BATIMENT

La BnF exploite une nouvelle gestion technique centralisée et ouverte

L’équipe en charge de la GTC et des automatismes à la BnF s’est fortement impliquée dans la remise à plat de la GTC propriétaire initialement installée. Aujourd’hui, elle dispose d’un outil répondant enfin à ses attentes.

La Bibliothèque Nationale de France (BnF) comprend plusieurs sites géographiquement distants, avec un site principal : la Bibliothèque François Mitterrand. Avec le système de GTB initialement en place, l’exploitant avait trop de difficultés ne serait-ce que pour gérer une zone, par exemple pour l’allumage ou l’extinction des éclairages ou une des 353 centrales de traitement d’air.

Il s’agissait d’une GTC propriétaire avec un protocole BAP sur Profibus FMS sans interface de communication possible, le tout sous un superviseur propriétaire. « Nous avons donc souhaité ouvrir cette GTC, car changer un point ou un programme horaire d’une zone nécessitait de faire appel à un automaticien pour développer un protocole distinct… Souligne Giorgio Lipari, responsable GTC. Bref, trop de difficulté pour gérer des zones ! Nous avons alors réalisé un développement ad oc, sur OPC, capable de communiquer vers les couches basses, dans le cadre d’une GTC d’intégrateur, à la fois centralisée, et autonome en cas de coupure de réseau. »

La BnF dispose aujourd’hui d’une supervision centralisée sur un seul superviseur pour les 5 sites géographiques de la BnF. « Nous avons réussi à jouer la carte de la centralisation, tout en laissant à chaque site son autonomie. Ainsi, une coupure de réseau entre sites ne perturbe pas la marche de chacun d’eux. Les automates n’intégrant pas de gestion horaire, mais uniquement un compteur, il nous a fallut développer une interface ad oc avec une gestion de l’éclairage. »

L’installation comporte 250 automates dotés de bibliothèques de fonction HVAC et de 350 régulateurs numériques. « Aujourd’hui nous assurons avec le système de GTB une gestion de l’éclairage relativement facile d’utilisation pour les opérateurs en charge de l’exploitation. Cela a permis à la BNF de réaliser d’importantes économies d’électricité. »

Un back-bone doublé assure une liaison entre les différents sites distants. « Il y a là une réelle évolution, car nous sommes passé d’un réseau propriétaire dédié uniquement à la GTC, à un réseau mutualisé afin de pouvoir gérer les systèmes et les équipements avec une aisance de communication entre VLAN. »

Pour l’application GTC, intervient une couche OPC qui relie l’ensemble des sites et des systèmes, avec des natures d’équipements et d’automates différentes (Bacnet, Profibus, Lon…). Hormis le système de sécurité incendie (SSI), l’ensemble des systèmes communiquent entre eux en interaction avec la GTC.

La GTC est gérée par 25 serveurs avec une base de données centralisée pour l’ensemble des sites (accès, alarme, métiers…) et 1 500 synoptiques.

 

(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « L’automatisation des installations tertiaires » du 18 mars 2010)

  

GESTION TECHNIQUE DU BATIMENT

Le rôle grandissant du systémier

Le système de GTB a aujourd’hui un fort impact dans le bâtiment, avec une dimension “système“ toujours plus importante.

 « De plus en plus, la dimension propriétaire des GTB est en train d’évoluer, tandis que les intégrateurs de systèmes se font une place, explique Serge Le Men, Newron System. Il y a donc aujourd’hui une véritable problématique d’intégration à prendre en compte. »
En 1990, la GTB s’est dissociée de la GTC, pas assez adaptée aux problématiques du bâtiment. En 2000, TCP/IP a vraiment révolutionné le monde de la GTB, en apportant la possibilité d’une convergence entre protocoles, c’est-à-dire en créant un vecteur commun d’échange d’informations. D’où les protocoles Lon sur IP, Bacnet sur IP, KNX sur IP… De quoi remonter des informations au travers de la couche DCOM d’OPC. En parallèle, il est apparu dans les CCTP une plus forte demande de souplesse de la gestion des installations, en mutualisant des capteurs par exemple sur des inter-lots techniques. Tout cela s’associe donc à une problématique système. En 2008 : arrivée de la directive performance énergétique, avec une problématique énergétique sans cesse plus importante… A partir de 2015, avec le concept de Smart Grid, la GTB sera le point d’accès global du bâtiment. Ainsi, chaque bâtiment producteur d’énergie sera en lien permanent avec le réseau de distribution d’électricité.

« Face à ces évolutions, dans le bâtiment, apparaît de plus en plus le métier d’ingénieur système ou d’intégrateur système. Ces professionnels sont aujourd’hui capables de sélectionner des matériels de différents offreurs pour donner naissance à un véritable système. »

Dans les milieux de gestion technique du bâtiment appliqués au tertiaire, il y a eu ces 10 dernières années un large processus de standardisation des protocoles. Aujourd’hui, dans le secteur du bâtiment, 3 protocoles sont principalement mis en œuvre : Lonworks (influence nord-américaine, principalement autour de problématiques de régulation et HVAC), KNX (influence allemande, plutôt initié par le secteur de l’électricité) et Bacnet (influence nord-américaine, métaprotocole d’un niveau supérieur aux protocoles de terrain, autour des problématiques HVAC).

« Actuellement, un poste de gestion technique dans le bâtiment est souvent sous utilisé, voire non-utilisé, et même non-spécifié en phase de projet ! Il est capital de penser à l’usage du bâtiment. Car un poste de conduite permet d’accroître le niveau de confort, réduire les coûts d’exploitation, rendre plus souple l’installation en matière de reconfiguration… C’est un formidable outil ! »

Aujourd’hui, la connaissance des grands protocoles standards de la GTB permet d’appréhender une solution hétérogène et multiprotocolaire ouverte.

 

(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « L’automatisation des installations tertiaires » du 18 mars 2010)

  

USINE NUMERIQUE

L’usine numérique facteur l’innovation et de collaboration

Quels sont les atouts de l’usine numérique ? A quoi sert-elle ? Au-delà des enjeux technologiques, l’usine numérique permet capitaliser le savoir-faire, de créer des passerelles entre métiers et de déployer l’innovation dans l’entreprise.

 A quoi peut bien servir l’usine numérique (UN) ? Yves Coze, vice-président Sales Delmia (Dassault Systèmes) : « L’usine numérique permet de savoir comment fabriquer un produit, où le fabriquer au sein de l’entreprise étendue et avec quels partenaires. Elle permet surtout d’optimiser la production. Si la plupart des entreprises n’ont pas attendu l’arrivées des outils de simulation numérique pour fabriquer des produits. Il s’agit donc de faire mieux encore. Objectif : pouvoir planifier, concevoir et simuler afin de valider dans un monde virtuel comment la fabrication se déroulera dans le monde réel. »

Cette définition est certes réductrice, mais il est important au sein de l’entreprise de capitaliser sur la propriété intellectuelle, afin de mieux la partager. Au-delà de la modélisation du processus et des moyens mis en œuvre, il est également important de valider et de transférer le fruit des simulations vers le monde réel. Globalement, l’objectif et de concevoir “bien“ du premier coup. C’est là un des grands enjeux visés et reste un challenge pour bon nombre d’entreprises. Pour aboutir à cela, il est nécessaire d’établir une passerelle entre les concepteurs du produit et ceux qui vont le fabriquer.

« Au lieu de pouvoir valider la “fabricabilité“ d’un produit dans un monde réel, avec l’aide de prototypes par exemple, on cherche à utiliser les outils d’UN et de simulation afin de valider dans un monde virtuel l’ensemble des problématiques de fabrication très en amont. Car une modification apportée à un produit coûte cher. En revanche, il est encore relativement facile de procéder à cette modification au stade du virtuel. On intervient donc principalement sur le coût de revient, sur le temps de démarrage de la production et notamment sur le temps de montée en charge. »

L’UN est un facteur d’innovation, dans le sens d’une facilité à faire des actions différentes et mieux. « Dans le monde industriel, il y a beaucoup d’innovation à apporter, à la fois en matière de capitalisation du savoir-faire, mais également dans le partage de ce savoir-faire. Quant à la notion de collaboration, il est important de pouvoir démarrer la phase d’industrialisation beaucoup plus tôt dans le cycle de développement du produit et ne pas attendre que le bureau d’étude est totalement terminé sa mission pour commencer. Pour cela, il convient de mettre en place une véritable plate-forme collaborative entre des personnes de métiers et de départements différents. Aujourd’hui, ce point constitue le principal obstacle ! Une importante conduite du changement reste à mener. Par exemple, au niveau du bureau des méthodes ou simplement de la production, il existe certes une grande expérience, mais les acteurs son peu enclins à utiliser de nouvelles technologies. Reste à surmonter certaines barrières psychologiques… »

Etre plus efficace, passe par l’anticipation et donc par la planification. La plupart des entreprises, ont des difficultés à anticiper. Des études très précises montrent que prendre le temps de planifier les actions, permet de gagner en efficacité ! En Allemagne ou au Japon, des acteurs de très haut niveau en charge du planning. « Ce n’est pas vraiment le cas en France. » Mieux planifier permet aussi d’aboutir à des produits de meilleure qualité. L’incidence est donc triple : coût, temps, qualité.

En fonction du nombre de produit et du type de variantes, l’UN permet de planifier la charge et d’effectuer un pré équilibrage les postes de travail afin que la ligne soit la plus productive possible. Par ailleurs, la puissance des représentations 3D permet d’échanger des informations sans pour autant être un spécialiste de bureau d’études ou des méthodes.

(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « L’usine numérique : le mariage entre réel et virtuel » du 25 novembre 2010)

ntendu…

Glanez ici plusieurs infos, idées ou points de vue à la minute ! Top chrono…

Obsolescence : 2 approches et 2 points de vue…

Tout d’abord 2 approches :

> Par la norme CEI 62402 : « Un produit est dit “obsolète“ lorsqu’il n’est plus disponible, quel qu’en soit le motif ».

> Par la norme Afnor NF X60-012 : « Un produit est dit “obsolète“ lorsqu’il n’est plus utilisé, ou qu’il est désuet. »

Et ensuite 2 points de vue :
> Celui du fournisseur : « C’est le résultat d’un changement dans l’usage d’un produit, suite à une évolution de la technologie, de la réglementation, du comportement des utilisateurs…. La production est interrompue et le produit disparaît : obsolescence subie. »
Ou bien : « L’obsolescence est programmée par le fournisseur lui-même pour promouvoir

des produits nouveaux, accroître les parts de marché et les ventes... »

> Celui de l’utilisateur : « Le risque ne tient pas au caractère désuet du produit, s’il remplit sa mission, mais plutôt à sa conséquence qui est son absence sur le marché ou l’impossibilité de le maintenir. »

 

(Extrait de l’introduction à la journée d’information et de débats « Comment garantir la pérennité d’une installation automatisée » du 10 juin 2010)

 

Obsolescence : adieu filières industrielles !

 

EDF n’est pas aujourd’hui d’une taille suffisamment importante pour pérenniser une filière technologique et s’assurer ainsi la pérennité de composants. Aux Etats-Unis, il y a bien eu une tentative de le faire à l’échelle de quelques entreprises mais sans pour autant y arriver. C’est pour dire… Il faut bien comprends et accepter le fait que les filières technologiques soient aujourd’hui menées par les marchés grand public. A un tel point que dans quelques années, les industriels n’auront plus vraiment de technologies qui leur seront propres !

 

(Extrait de l’introduction à la journée d’information et de débats « Comment garantir la pérennité d’une installation automatisée » du 10 juin 2010)

  

L’usine numérique : remède contre la délocalisation ?

Yves Coze, vice-président sales Delmia (Dassault Systèmes) : « Force est de constater aujourd’hui que notre tissu industriel européen est en train de se délocaliser. Dan ce contexte, conserver des emplois industriels en France, c’est aussi continuer à assurer le futur de celles et ceux qui s’orientent vers des carrières d’ingénieurs. Tel est le challenge actuel ! Nous avons pourtant la possibilité de réduire considérablement les coûts, au travers des outils de l’usine numérique, en phase avec une conduite du changement !

Ainsi, Bombardier a pu réduire les espaces occupés sur site de production de 30 %. Dassault Aviation a pu réduire sur certains programmes, ses coûts d’outillage de plus de 50 % ! Airbus a réduit ses temps d’assemblage de plus de 40 %. En ce qui concerne la simulation de planification des temps de maintenance dans le secteur du nucléaire, on s’aperçoit que réduire d’une journée l’arrêt d’une tranche permet de gagner plus d’1 M$ ! Dans le secteur automobile, Daimler a quant à lui gagner 40 % du temps de planification d’un nouveau véhicule… Les gains pour l’entreprise sont énormes ! De quoi nous permettre en Europe de l’ouest, de rivaliser avec nos concurrents asiatiques. Pourtant…et malgré un coût de main-d’œuvre très bas, ce sont les industriels chinois et indiens qui investissent le plus dans les outils de l’usine numérique ! »

 

(Extrait d’une intervention lors de la journée d’information et de débats « L’usine numérique : le mariage entre réel et virtuel » du 25 novembre 2010)

  

Du côté des labos…

 

UNIVERSITE TECHNOLOGIQUE DE TROYES

Surveillance, sûreté et sécurité des grands systèmes

Le groupement d’intérêt scientifique 3SGS, basé à l’UTT, renforce et de développe une communauté multidisciplinaire dans le domaine de la surveillance, de la sûreté et de la sécurité des grands systèmes, afin de lui donner une visibilité aussi bien nationale qu'internationale.

 

La thématique "Surveillance, sûreté et sécurité des grands systèmes" est aujourd'hui fortement présente à tous niveaux, en particulier européen et national. Elle est relative à toutes grandes installations, infrastructures ou organisation, qu'elles soient publiques ou privées. Il apparaît cependant que les structures de recherche publiques ou privées abordent actuellement cette thématique sous des angles différents et de façon dispersée. Cette dispersion s'explique entre autres par la nature fortement multidisciplinaire du domaine. Le rassemblement de ces structures et des industriels concernés est à coup sûr la meilleure réponse que l'on puisse envisager afin que la France joue un rôle de premier plan dans le développement mondial de cette thématique importante en pleine émergence.

L'objectif général du groupement d’intérêt scientifique (GIS) 3SGS est de renforcer et de développer une communauté multidisciplinaire dans le domaine de la surveillance, de la sûreté et de la sécurité des grands systèmes, afin de lui donner une visibilité aussi bien nationale qu'internationale. Pour ce faire, le GIS 3SGS fédérera des développements scientifiques multidisciplinaires en une approche méthodologique pouvant s'appliquer à des domaines différents (énergie, transports, réseaux, systèmes de systèmes…).

Parmi les projets :

l COSMOS I et II : Conception et Observation de Systèmes à MOdes multiples de fonctionnement Sûrs ;

l DEPRADEM 1 et 2 : Modélisasion de la Dégradation et du Pronostic pour l'Aide à la Décision de Maintenance ;

l FD2S : Fusion de Données pour la Supervision d’un Système complexe : application aux systèmes de transport guidés ;

l SOMAIR : Contribution de l’interface “Système Homme/Machine“ pour une analyse intégrée des risques.

(www.gis-3sgs.fr)

 

Nouveau… et intéressant !

  

RESEAUX RELATIONNELS

Le club AUTOMATION a crée un groupe sur LinkedIn

Pour prolonger les débats sur le net, connectez-vous sur le réseau de relations professionnelles LindekIn.

 

LinkedIn compte parmi les plus grands réseaux de relations professionnelles. Il est souvent cité comme le “Facebook” des professionnels et se présente à l'image de Xing à l’échelle européenne et de Viadeo, plutôt franco-français.

Le Club Automation vient d'y créer son "groupe". Pourquoi ? Simplement parce qu’un tel portail apporte une visibilité accrue parmi les professionnels et permet aux membres du groupe de mener des discussions restreintes.

Vous avez dû recevoir de la part du club AUTOMATION, des invitations à vous inscrire sur LinkedIn et à rejoindre ce groupe. Nous vous encourageons vivement à le faire. Si vous n’avez pas reçu cette invitation, ou si vous avez perdu le message en question, il est cependant aisé de se connecter à ce groupe après vous être inscrit (gratuitement et sans effets secondaires de type “spam”). Mode d’emploi :

- Connectez-vous sur LinkedIn (www.linkedin.com) ;

- Dans la partie supérieure de l’affichage, sélectionnez "Search Groups" (au lieu de “Search People") ;

-Tapez : Club Automation ;

- Il ne vous reste plus qu’à suivre les indications…

  

PEDAGOGIE SUR LE WEB

L’encyclopédie du net s’ouvre au contrôle industriel

Le club AUTOMATION sur Wikipédia ou une action pédagogique sans caractère commercial…

Toujours dans la mouvance, le club AUTOMATION a récemment émis une proposition de page web sur le contrôle industriel dans Wikipédia. L’encyclopédie du net explique bien des domaines technologiques et scientifiques et donne des éclairages sur des organismes et des entreprises de tous secteurs. Alors pourquoi pas sur le club AUTOMATION qui demeure évidemment sans buts lucratifs ?

Nous vous invitons alors à faire un saut sur les pages en ligne. Merci aux internautes “bénévoles” qui viendront enrichir la nouvelle rubrique “contrôle industriel”.

Pour voir les pages sur wikipédia : tapez dans un moteur de recherche “wiki club automation”.

  

A LIRE LE SOIR AU COIN DU PROCESS

Voici quatre ouvrages concernant le contrôle industriel (les auteurs étant membres du club AUTOMATION)

- Régulation Industrielle, Instrumentation industrielle, Sécurisation des architectures informatiques et  Systèmes de transport intelligents.

 - Régulation Industrielle

Cet ouvrage présente de façon cohérente et structurée les outils de modélisation et d'analyse, ainsi que les méthodes et les architectures de commande nécessaires pour aborder les systèmes de régulation (par Emmanuel Godoy et all. / ouvrage collectif).

Ed. Dunod/Usine Nouvelle, 544 pages, 2007 (http://www.dunod.com).

 

- Instrumentation industrielle

Cet ouvrage propose une approche pratique et concrète pour choisir, commander, installer et entretenir les matériels d'instrumentation en les adaptant au processus et aux environnements climatique et industriel. Spécification et installation des capteurs et des vannes de régulation (par Michel Grout et Patrick Salaün).

Ed. Dunod/Usine Nouvelle, 560 pages, 2009, 2e édition (http://www.dunod.com)

 - Sécurisation des architectures informatiques

Ce livre est basé sur l’expérience de personnes qui sont pleinement impliquées dans la réalisation (conception, vérification et validation), la mise en sécurité (analyse de sécurité : AMDEC, APR, ..) et l’évaluation de système critique. L’implication des industriels permet de présenter des exemples concrets et réels (A380, ARIANE, METEOR) de fournir des informations utiles inédites (photos, schéma d’architecture, exemple réel…). Le contexte réglementaire est important, c’est pourquoi il est identifié et les contraintes imposées sont présentées. (Sous la direction de Jean-Louis Boulanger)
Ed. Lavoisier (http://www.lavoisier.fr) - 416 pages - Juin 2009

 

- Systèmes de transport intelligents

Ce livre est le premier ouvrage a traiter des "Systèmes de Transport Intelligents" (ITS). Cet ouvrage présente dans une première partie, une synthèse très utile de ce qu’on appelle aujourd’hui les Systèmes de Transport Intelligents en examinant les aspects techniques, économiques et sociétaux. La seconde partie présente les principaux travaux conduits par le Centre de Robotique de Mines-ParisTech sur les dernières années, en partenariat avec les entreprises, les pouvoirs publics et l’Europe.  (par Claude Laurgeau)
Ed Transvalor - les presses (http://www.ensmp.fr/Presses)