Nous avons enlevé de notre site www.clubautomation.org toutes les informations du passé pour pouvoir les regrouper dans ce nouveau site web www.histoire-du-club-automation.org.
Notre club depuis 1986 est totalement immergé dans cette explosion exponentielle des technologies du contrôle industriel. Nous avons pu retrouvé dans nos archives les affirmations de solutions techniques de plus de 10 ans, qui feront peut être sourire certains.
L’histoire des technologies depuis le milieu du XIXème siècle n’est qu’une suite de découvertes, de contradictions et d’oppositions avec des acteurs passionnés ayant en commun une grande curiosité pour innover.
Nous avons séparé ce nouveau site en plusieurs parties : les 20 ans, nos lettres / e-lettres , nos journées d’informations et de débats et aussi quelques visites techniques (nos journées et visites sont accessible avec le même mot de passe d'un membre du site www.clubautomation.org)
Nous avons aussi regroupés nos journées depuis 10 ans par thématiques
Voici l'entête qui va apparaitre sur nos formulaires pendant l'année 2012 pour nos 25 ans. Nous espérons fêter cet anniversaire avec vous en 2012.

Le 14 janvier 1987 au Chesnay du Roi : MAP : Pour qui, Pour quoi ?
La première journée d’une jeune association
crée courant 1986.
Le club AUTOMATION vient de naître !
L’article 2 en définit clairement le but : " L'association a pour but de promouvoir, dans l'intérêt de ses membres, l'utilisation, le développement et l'évolution des outils, techniques, moyens et méthodes d'automatisation sous toutes leurs formes et ce, par tous les moyens didactiques, techniques et promotionnels…"
Avec à ce jour, 79 journées d’informations et de débats, 43 visites techniques.
nous avons capitalisé pour nos membres un retour d’expérience unique.
Que sera notre club dans 10 voir 20 ans ? Restera-t-il une association de pôle de rencontres entre automaticiens ?
Nos jeunes arrivants sur le marché industriel écriront l’avenir de notre club, c’est eux qui donneront l’orientation nécessaire pour que cette association soit utile dans leurs parcours professionnels.
C’est maintenant aux « seniors » de communiquer aux jeunes l’intérêt de prendre du temps pour rencontrer d’autres hommes.
Depuis la nuit des temps, l’homme a survécu grâce à sa polyvalence. Notre cerveau nous donne la capacité de réflexion, de comparaison et de déduction pour transmettre une culture.
Aujourd’hui, les moyens de communication via Internet permettent à chacun de partager et de développer ses connaissances et son savoir.
Par sa convivialité, le monde associatif est bien une traduction de la vie en société. Il permet aux hommes ayant les mêmes centres d’intérêt de progresser ensemble.
Bonne navigation.
Etre membre du club, c’est bien.
Participer, c’est mieux.
Ce club est avant tout le vôtre.
Le nôtre !
Le conseil d'administration de notre club
Editorial d'avril 1980 de Claude Laurgeau
Le 19ème siècle a été celui de la grande révolution
industrielle. L’ère du machinisme se confond avec la période
de maîtrise de l’énergie mécanique.
Notre siècle est celui de la révolution informatique : l’enjeu
qui n’est pas encore totalement gagné est la maîtrise de
l’information. Des trois grands créneaux d’applications de
l’informatique : scientifique, gestion, industrielle, c’est le troisième
qui a piétiné le plus dans sa progression et qui cependant est
probablement en train de franchir des pas décisifs.
A un siècle de distance un parallèle peut être fait entre
les deux grandes révolutions qui ont en commun de concerner les modes
de manutention et de traitement. L’une de l’énergie, l’autre
de l’information.
Tout a débuté au 19ème siècle par la machine à
vapeur et la démultiplication la puissance d’une machine unique
et onéreuse par des transmissions à courroies, engrenages, renvois
d’angles… Tout un atelier, et le sort même de l’entreprise,
sont alors liés à la fiabilité d’une machine complexe
et unique. Cette ressource critique pèse sur l’entrepreneur.
En informatique, cela correspond aux années 55-65, où des ordinateurs
encore peu fiables et achetés à grands frais, pour contrôler
des ensembles industriels complexes, fixaient à longueur d’année
des techniciens hautement qualifiés employés par le constructeur
ou par une société de service. Mis dans une position de grande
dépendance vis-à-vis de la machine, l’utilisateur ne pouvait
tolérer un tel risque.
La liste des échecs est longue…Intervient un progrès avec
la mise au point des moteurs à explosion, moins encombrants et autorisant
la démultiplication des points d’implantation dans les ateliers.
C’est peut-être l’étape correspondant à la prolifération
des minicalculateurs, approximativement après les années 65.
C’est un progrès tangible, mais la machine continue à exiger
un personnel hautement qualifié pour programmer les applications temps
réel dans des logiciels hétéroclites. Dans cette conquête
de la maîtrise de l’énergie mécanique, l’étape
décisive a été la production intensive des moteurs électriques.
Une source peut être placée sur chaque machine, puis plusieurs
sur une même machine pour rendre indépendantes les diverses fonctions
élémentaires. Les forces et les couples sont produits à
l’endroit même où ils sont utilisés, minimisant le
rôle des transmetteurs et rendant autonomes les diverses fonctions.
Cette révolution est achevée et nous avons même perdu conscience
de son existence passée. Ce dernier stade est en cours dans la maîtrise
du traitement de l’information. La miniaturisation, la fiabilité
et la production de masse des logiques programmées autorisent déjà
et permettront, de plus en plus, l’autonomie de chaque machine, et bientôt
de chaque axe d’une même machine, aussi bien du point de vue énergétique
qu’informationnel. Les clés du succès de ces deux évolutions
parallèles sont les mêmes : décentralisation des points
d’implantation des sources d’énergie et des moyens de traitement
de l’information, fiabilité des produits, grande facilité
de mise en œuvre.
Pour conclure, en ce qui concerne les automates programmables, il faut
donc historiquement retenir :
- Que pour l’une des premières fois, les fonctions de production
et d’exécution ont été séparées sur
une machine informatique à usage industriel : machine biprocesseur.
- Qu’une boucle d’itération implicite a été
créée dans une machine programmable pour résoudre une certaine
classe de problème temps réel : machine synchrone.
- Que l’idée d’un langage non universel mais simple et parfaitement
adopté aux automatismes, a permis la pénétration de l’informatique
industrielle dans la petite et moyenne entreprise.
- Enfin que ces machines ont constitué un progrès dans la construction
de matériels informatiques destinés à des ambiances sévères.
Il y a quinze ans notre vocabulaire technique ignorait les expressions d’automates
programmables, microprocesseurs, microcalculateurs… D’autres innovations
technologiques ou conceptuelles viendront : d’autres termes apparaîtront.
Il serait bien imprudent d’affirmer que telle ou telle classe de machines
ne tombera pas désuétude tant reste vivace l’accélération
des progrès de la micro-électronique.
Claude Largeau (Professeur à l'université de Nantes, directeur de recherches en Robotique industrielle, coauteur du livre "les automates programmables industrielles")
Editorial du 20 septembre 1994 de Michel Favier
Quel monde hétérogène que celui des automaticiens ! Il s’est formé avec des électriciens, des électrotechniciens, électroniciens, des instrumentistes, des mécaniciens, des dessinateurs ayant perdus leurs planches, d’informaticiens réformés ou déçus, de personnel de maintenance etc.…
Grâce à l’arrivée de l’automate programmable (API), cette profession c’est finalement imposé, après 20 ans d’expérimentation à 4 pattes dans les salles électriques ou les salles de contrôle sur peuplées par la fièvre d’un démarrage la plupart du temps en retard sur le planning. Cet homme nocturne valide des automatismes souvent conçu au dernier moment.
Qui n’a pas éprouvé comme moi, une joie intense de communiquer à un utilisateur une nouvelle fonctionnalité élaborée dans la fraîcheur nocturne d’une salle de contrôle vidée des « y a qu’a faut qu’on » passant leur temps à vous expliquer comment il fallait faire. Il faut vraiment que cet homme soit passionné, pour pouvoir envers et contre tous concevoir des automatismes, souvent avec un cahier des charges « fantôme » plein de contradiction, et faire comprendre à l’entourage stressé par le planning de mise en route, qu’il faut du temps après la réception des capteurs, des actionneurs, de la mécanique, des tuyaux, des vannes, des pompes, etc… pour valider un bon automatisme.
Pour moi, et fort de mon expérience de plus de 25 ans en automatisme, je pense toujours, qu’une automatisation n’est réussie, que si elle est acceptée par la fabrication, qui en admet la souplesse, la facilité d’évolution et de maintenance.
Ce brave automaticien d’hier est arrivé dans ce métier avec sa propre expérience (schématique en relayage, circuit électronique, organigramme, basic, fortran …) et a, dans un premier temps, transposé comme il a pu dans un langage d’API. Aujourd’hui ce même automaticien est submergé par un flot de moyens informatique (PC portable qu’il faut changer tous les ans, langages nouveaux, réseaux, base de données…)
Et il prend le temps (sûrement pendant ses congés) de regarder,
qui arrive aussi vite que l’âge de la retraite recule, il découvre
son éden.
Cet homme se met à rêver à sa station de travail portable
connectable n’importe où, n’importe comment, pour avoir enfin
l’ensemble des informations pour créer, simuler, tester, informer,
documenter en temps réel le personnel travaillant dans la même
section de l’usine.
Pour cet homme, c’est une évolution sans commune mesure qui se
sera faite en moins de 30 ans.
Comment ne pas être passionné, après une telle évolution. Cet automaticien considéré dans le passé, souvent comme un « bricoleur » avec sa boite à boutons et sa console de programmation d’API, devient l’homme clef de l’usine. Enfin reconnu, il va imposer des méthodologies et des standards pour maîtriser les coûts de mise en œuvre et augmenter le temps de disponibilité et de sûreté d’un automatisme.
L’API est mort, bientôt il ne sera qu’un système
programmable dédié en fonction de la couche métier qu’il
utilisera.
Il est paradoxal de constater que cet automaticien utilisera les outils informatiques
tels que SGBD/R, langage générique, muti-plateforme, TCP-IP, simulation,
langage orienté objet …, qu’il avait rejeté naguère.
En conclusion, je reste intimement convaincu qu’un automaticien est un être humaniste et passionné. Et comme l’affirme François de la Rochefoucault, « …les passionnés sont les seuls orateurs qui persuadent toujours… »
Michel Favier (un passionné)
Editorial de septembre 1999 de Michel Favier suite à une journée du club AUTOMATION
Cette affirmation entendue lors de la dernière journée d’information et de débats « produire au plus juste » organisée par le club automation est pour moi très révélatrice sur les motivations actuelles des producteurs. Nous avons toujours voulu, par nos communications, sensibiliser le lecteur sur la nécessité de construire des architectures d’automatismes par une approche méthodologique dés la conception.
Cette approche avec les nouvelles technologies comme Internet, serveur Web, serveur/client OPC et la programmation objet sont indispensables pour faire évoluer en toute sécurité et à moindre coût les processus. Déjà quelques utilisateurs fédèrent des approches qualité dans l’écriture des applications utilisant des API.
Demain probablement, le concept Intranet usine s’imposera pour que chacun en fonction de sa qualification certifiée ait accès directement à des données pertinentes (maintenance, statistique, modification recette, évolution d’architecture…) afin que l’unité produise « au plus juste » avec son flux tiré par le consommateur.
Pour conclure, je laisse à chacun d’apporter sa propre réponse à ce paradoxe. Pourquoi mettre autant d’énergie dans un Intranet usine, si demain l’usine est sans homme ?
Michel Favier (vice -président au club AUTOMATION)
Editorial du juin 2002 de Claude Laurgeau
De la CAO au maquettage virtuel: Le plus souvent aujourd’hui, les
objets techniques réalisés par l’homme sont conçus
et fabriqués avec une assistance informatique. A l’origine, la
Conception Assistée par Ordinateur a remplacé les anciennes pratiques
du dessin essentiellement au niveau de la géométrie des objets
à réaliser.
La CAO a révolutionné progressivement des secteurs anciens comme
la mécanique, le bâtiment, l’industrie du bois et du meuble,
les industries du cuir ou de l’habillement. Des nouveaux secteurs nés
avec la CAO ne pourraient exister sans elle. Par exemple la conception de circuits
intégrés à haute intégration. Mais un objet technique
n’est pas que géométrie, il a des caractéristiques
mécaniques, thermiques, optiques, chimiques… Les assistances logicielles
à la conception ont progressivement adressé les multiples facettes
des objets à réaliser.
Le développement du calcul formel et la diffusion d’ateliers logiciels
de mathématiques appliquées ont accru la productivité des
bureaux d’étude. Les industries hautement technologiques comme
l’aéronautique, l’automobile, le spatial ont joué
un rôle moteur.
On sent une tendance générale qui est de pousser le plus loin
possible la conception et la représentation des objets ou systèmes
avant d’en réaliser le premier exemplaire physique…On parle
alors de maquette virtuelle.
Ces maquettes virtuelles sont présentées dans des salles immersives
avec des systèmes interactifs pour commenter et amender le projet. Les
décideurs sont immergés au niveau visuel, sonore et parfois retour
d’effort dans des environnements de réalité virtuelle de
plus en plus complexes.
Peut-on supprimer complètement les essais expérimentaux, peut-on
supprimer les unités pilotes ou les prototypes ?
La réponse est clairement non.
Les unités pilotes en chimie, les pistes d’essais pour les véhicules,
les souffleries pour l’aéronautique, les bassins d’essai
des carènes restent utiles et même incontournables. Il s’agit
aujourd’hui de s’attacher à fournir les outils pour rapprocher
le simulateur du monde réel et pour passer plus facilement et rapidement
de la machine virtuelle à la machine réelle et vice-versa.
Claude Laurgeau ( Directeur du Centre robotique de l'Ecole des Mines de Paris)
Les différentes thématiques depuis fin 2000 ou l'on peut récupérer les PDF des interventions. Il suffit en fonction de votre choix d'aller via le menu de gauche dans l'année correspondante ou la thématique affichée.
Remarque: Depuis fin 2007 nous enregistrons les débats et les conférences en MP3. Les enregistrments MP3 ne sont sur ce site que depuis 2010.
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